ill Manors

(ndlr : Si le film est, je cite  » Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement  » (…) il me parait clair qu’il serait bon de rajouter MINIMUM 4 ans…)

Le genre de film ou très souvent soyons honnêtes je ne dépasse pas la lecture du titre, l’affiche française indiquant : « Ill Manors, La cité de la violence »

Sauf que là on me l’avait conseillé et même si je voulais pas perdre quasiment deux heures a regarder un ramassis de clichés banlieusards et violents, même anglais, je sais pas pourquoi ça m’a intrigué…

(Autres affiches, elles sont nombreuses et assez bien foutues.)

Et au moment ou je me dis « allons donc voir qui est donc ce Ben Drew que je ne connais pas plus que lui ne me connait » je resitue l’acteur principal Riz Ahmed que j’avais adoré dans « We are four lions »  et je remarque même qu’il y en a un autre que je connais. (oui je sais je suis faible)

Puis, merci l’internet magique, vient donc le tour de Ben Drew alias « Plan B » a priori plus connu en Angleterre pour ses deux albums hip hop (trois avec la bande originale de ce film) et quelques films en tant qu’acteur que pour sa réalisation, normal c’est son premier long métrage en réa, y’a bon l’innovation !

Qui plus est, il écrit, réalise et fait la bande son lui même ce qui généralement, dans le meilleur comme le pire, est signe d’un rendu final au plus près de celui souhaité à la base. Petit rajout bonus, le film se passe dans le quartier de « Forest Gate » a Londres la ou Ben a grandit et ou le film a été intégralement tourné.

Allez hop, lecture !!

Sans trop spoiler, le film se déroule sous forme de destins croisés entre de nombreux protagonistes dont :

– Kirby, ex dealer qui sort de taule
– Ed, autre dealer qui rentre en taule
– Chris, troisieme dealer au lourd passif
– Jack qui se retrouve embarqué dans un gang local
– Michelle, prostituée cleptomane
– Katya qui… Visiblement cherche a fuir le coin

Et Aaron qui, tout en étant ce qu’il est, a l’air de juste vouloir être un mec bien.

Encore une fois dans la description  ça vend pas spécialement du rêve et ça reste relativement violent (dans mes classifications persos, vu le sérieux du film et les 12 ans préconisés) sauf qu’effectivement, « Plan B » contrôle tout de A a Z et le mec gère !

La narration, les flashback, les clips, le son hip hop, l’histoire et la montage créent une ambiance et une identité bien particulière au film. Sans en faire le film du siècle, j’ai trouvé ça original et j’ai accroché jusqu’à la fin !! (ndlr : aux chiottes la VF)

Surement que certain(e)s diront que c’est juste une façon gratuite de montrer de la violence en prétextant une pseudo réflexion sur la vie dans certains quartiers cela dit, le tout début ainsi que la toute fin du film laissent une grande part de réflexion qui est finalement résumée et inscrite sur certaines affiches :

 » We are all products of our environment. Some environments are just harder to survive in. « 

Ensuite c’est a chacun(e) de se faire son opinion.

Matinalement
P.F.Y.