HP – Historique de l’asile

couv

L’annexe – Znaybr, Reileb, Matt Raisin – An 4 après HP

Avant propos :

Suite au grand incendie de l’an 5 après HP qui ravagea l’asile il n’existe à ce jour plus aucun manuscrit original ou document officiel relatant sa création. De surcroît, le premier historien de l’asile ayant mystérieusement disparu,, il est relativement difficile d’arriver à établir un historique clair et complet.

Ce qui suit est un recoupement des diverses informations glanées au fur et à mesure de mes rencontres avec une partie des patients de l’asile à la fin de l’an 5 après HP. Les témoignages des patients sont parfois à prendre avec des pincettes ou a décoder. J’espère au mieux avoir retranscrit leurs propos.

Certains lecteurs crieront probablement au scandale devant les zones d’ombre et le manque d’investigations de ma part afin de rassembler tous les éléments, d’autres crieront sûrement au plagiat, je ne peux rien pour aucun des deux, il est de notoriété publique que la paperasse administrative de l’asile a toujours été floue et son historique, depuis le début, étroitement lié a un hôpital d’un tout autre genre.

Les notes entre parenthèses sont des rajouts personnels que je n’ai pu étayer. Toute information à leur sujet est la bienvenue afin de compléter cet historique.

Trois rivières

Trois-rivières – Znaybr &…….. – An 3 après HP

2002

Aucune information sur cette période que les patients appellent de nos jours l’an zéro. Il est clair qu’un événement majeur s’est produit à cette époque hélas ma recherche ne saurait aboutir faute de gens pour en témoigner ou de preuves concrètes et solides.

(S’il est impossible de savoir quand a exactement commencé ce nouveau calendrier, c’est à partir de 2002 qu’une année ne représente plus (forcément) 365 jours.)

An 1 : les prémices

Un samedi soir de glande de l’an 1 après de longues heures d’errance sur internet, les deux patients originaux, Nerd et Znaybr, se diagnostiquent tous deux les mêmes symptômes. Ils s’emparent alors de leurs appareils photos et tentent de maximiser les clichés afin de pouvoir étudier leurs cas en profondeur.

Dans l’espoir d’augmenter les chances d’un diagnostique rapide, ils rencontrent sur Lyon (et alentours) quelques experts mais très vite tous doivent se rendre à l’évidence, bien que certains spécimens d’étude semblent immunisés, ils tiennent dans leurs mains la première maladie psychologie contagieuse…

Ils contactent Matt Raisin, auteur amateur, dans le but de lancer un appel au secours et alerter les services publics mais ce dernier, à moitié fou, enfermé dans sa grotte depuis trop longtemps un casque sur les oreilles à gribouiller des p’tits bouts d’trucs en décide tout autrement, créant de ce fait et sans le savoir le concept qui servira de base au futur asile.

L’époque est troublée et d’une manière différente mais tout aussi étrange qu’à son commencement, l’an 1 se finit contre le bitume avec dans le nez l’odeur du plastique brûlé et dans les oreilles le bruit des matraques contre les boucliers…

Photo 010

Lyon – Znaybr et Thomas – An 1

An 2 : L’asile

Alors que Znaybr et Matt Raisin commencent à organiser quelques voyages autours du monde bien décidés à propager leur maladie et à rencontrer d’autres patients, leurs préparatifs sont interrompus par la rémission soudaine et inexplicable de Nerd. Le trio se réunit au plus vite pensant pouvoir inverser le processus mais après de nombreuses tentatives et expériences rien n’y fait, la guérison est totale…

(Une cérémonie funéraire semble avoir été organisée afin de commémorer cette guérison mais impossible d’en savoir plus. A priori Nerd n’est par la suite jamais revenu à l’asile.)

Malgré le nombre de patients français grandissant et afin de ne pas se laisse abattre par la disparition du trio original, Znaybr et Matt Raisin décident de partir non seulement plus tôt mais aussi séparément.

Znaybr embarque Bezu Ze Pimp en Amérique latine tandis que Matt Raisin traverse le Rhin en excellente compagnie direction le plus gros concert de sa vie. Des deux côtés, les voyages sont riches en enseignements et en rencontres diverses même si il semblerait que le festivalier européen soit plus facilement contaminable que l’habitant bolivien.

A peine rentrés en France, Znaybr et Matt Raisin se retrouvent afin de partager leurs expériences et, devant le nombre de nouveaux patients recensés à travers le monde, prennent petit à petit conscience de ce qu’ils ont créé. Ils décident alors de réunir leurs fonds afin de créer l’Asile, refuge étrange mais hospitalier pour toutes les âmes en peine.

Il ne lui manque qu’un nom mais l’attente est de courte durée, après un rapide brainstorming Horizontal Prod l’emporte haut la main, répondant par la même à une question que des centaines voire des milliers de lapins se posent encore aujourd’hui.

aplatventre 1

Logo Définitif 1 – Znaybr – An 2

An 3 Après HP : Peace and Tranquility to us

Le nombre de patients et quelques rentrées d’argent aidant, l’an 3 après HP commence par la création dans l’asile d’un espace dédié à la petite enfance ainsi que l’installation, près du jardin, d’une cour de récréation, le tout semblant arriver à calmer même les ardeurs horizontales des plus fervents extrémistes adultes.

A cette date l’asile recense pas loin d’une centaine de patients répartis dans une quinzaine de pays donnant à l’asile un petit côté tour de Babel des plus appréciable. Ils semblerait que les patients italiens et nord américains soient particulièrement atteins et nombreux à cette période.

C’est aussi en l’an 3 après HP qu’apparaissent les deux premiers (seuls?) patients naturistes., amateurs occasionnels du apoilventre ainsi que le premier patient félin.

A ce jour l‘année horizontale la plus paisible et la plus florissante pour l’asile. Quelques soucis de voisinage, une ou deux plaintes et qq courses poursuites mais rien de bien grave, il faut bien que jeunesse se fasse.

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le monde selon HP – Carte MAJ en début d’an 6 après HP

An 4 après HP : Je suis Légion

Devant l’arrivée régulière de nouveaux patients le conseil d’administration décide de s’élargir et intègre en son sein Reileb, patient récemment diagnostiqué et doué dans le langage des signes.

Afin de marquer le coup (et se découvrant de nouvelles possibilités de contagion) ce tout nouveau conseil décide d’abandonner l’annexe préfabriqué qu’il louait pour construire de ses propres mains un annexe digne de sa réputation et à son image.

Dans cette même mouvance et afin de contrer les détracteurs de l’asile, de plus en plus nombreux, l’asile lance les premières misions commando. A ce jour nous savons juste qu’une quinzaine de patients y ont participé de leur plein gré.

Hélas si les les réussites de ces missions demeurent aujourd’hui encore inconnues (Le secret sur ces dernières ne pourra être levé qu’en l’an 54 après HP) le seul fait rendu public de ces missions est la disparition de Matt Raisin…

Porte parole de l’Asile et principal activiste extrémiste horizontal, ce dernier péchant sans doute par excès de confiance disparaît mystérieusement durant une mission solo dont lui seul connaissait l’objectif. Seuls seront retrouvés au sommet d’un immeuble Chambérien, son appareil photo,  un litre de kerdane et une note griffonnée :

« – A plat ventre
– Tu n’idolâtrera aucun visage
– Tu n’aura pour dieu que l’asile et…
– La drogue n’est pas une voie horizontale fiable
– Je suis fatigué d’expliquer… « 

Sur la carte mémoire une seule photo (désormais disparue) :

source inconnue, toute info bienvenue

Appelée par un proche voisin, la police déclarera une fois sur place: « Laissez nous faire notre travail, dès que nous aurons de plus amples informations croyez bien que vous en serez les premiers informés. »

Paradoxalement, suite à la disparition de Matt Raisin si les patients sont toujours de plus en plus nombreux et affluent de toute part, les caisses de l’asile sont vides, les créanciers tapent aux portes et, à regret, l’annexe doit fermer…

C’est tout juste à ce moment que Tof, nouveau patient en phase 3, propose (à ses frais) la construction d’une école ainsi que d’une salle de projection dans cette dernière afin tout d’abord de mettre la priorité sur l’éducation des plus jeunes et ensuite pour pouvoir diffuser un reportage récemment tourné par les patients de l’asile sur leur propre maladie.

Le reportage est diffusé 7 mois plus tard, le jour de l’inauguration de l’école entre les patients les plus fidèles et les plus malades.

Et c’est ainsi, sur fond de Pearl Jam, avec des petits fours et du champagne que se termine l’a 4 après HP.

(le reportage réalisé en grande majorité par Matt Raisin n’ai jamais été fini ou jamais diffusé fini en tout cas (la version de l’avant dernière s’intitulant « HP3beta ») toute piste pour en retrouver une version originale et/ou définitive est la bienvenue.)

An 5 Après HP : le grand incendie

Pierre-François Youssouf, patient hébergé depuis quelques temps à l’asile, se propose de remplacer Matt Raisin en tant que porte parole. Les délibérations du conseil d’administrations sont longues et il est décidé de le mettre à l’essai, à juste titre.

Il s’avère que Pierre-François est bien plus efficace en extrémiste activiste qu’en porte parole, il est donc tout naturellement redirigé vers l’entrainement et l’accompagnement des nouveaux ou jeunes patients.

Hélas les quelques mois de préparation de suffiront pas… Les détracteurs de l’asile visiblement résignés à ce que ce dernier ferme se réunissent pour agir de concert et enfoncent les portes de l’asile en pleine nuit un certain 17 avril.

La bataille est rude et l’asile manque de peu de prendre le dessus un moment mais faute d’assez de valeureux guerriers, les défenses de l’asile finissent une à une par céder et en cent fois moins de temps qu’il n’en a fallu pour le construire, tel un château de cartes emporté par un tsunami, ce dernier disparaît dans les flammes sous les yeux impuissants de ses créateurs et habitants…

Dépités et amers d’avoir vu leur travail réduit à néant, de nombreux membres du conseil d’administration préfèrent démissionner et s’exiler. Les rares membres et patients restant fidèles à l’asile tentent ci et là de monter de petits centres d’accueil de quartier mais le cœur n’y est plus… HP était mort…

Znaybr s’exile outre atlantique, Tof en profite pour se réorienter, Reileb s’en va direction ailleurs et Pierre-François Youssouf disparaît à son tour, non sans laisser lui aussi une note. Bien plus explicite celle-ci :

« Monde de merde »

FIN DE LA PREMIÈRE ÈRE HORIZONTALE

Luc,
Historien officiel de l’Asile depuis l’an 6

– Boite au lettre de l’asile : horizontalprod@gmail.com
– le préfab temporaire de l’asile : https://www.facebook.com/groups/1892442160993625/

Band Of Guignols

Guignols and proud to be !

Guignols and proud to be !

Avant propos :

Bon, bon, bon… Après mon premier papier coup de gueule sur un certain type d’airsoft et des retours qui en ont découlé, je trouvais injuste de rester sur cette image là et de ne pas redorer le blason de ce sport/loisir/passion/jeu, parce que quoi que puissent en dire ses détracteurs, il le vaut bien ! 🙂

J’ai tenté en écrivant cet article de rester fidèle aux guignols qui ont fait plus que m’inspirer et de ne pas me censurer. Ni dans les propos, ni dans les photos ou visuels, au risque peut être de choquer ou de me heurter à des lecteurs qui auront du mal a enlever leurs œillères.

J’invite ces derniers à essayer de voir les choses différemment, à se dire qu’en grande majorité un airsofteur ou une airsofteuse (oui ça existe et pas que « la copine de ») sont des gens tout ce qu’il y a de plus normaux que peut être sans savoir vous croisez tout les jours dans votre escalier ou chez le boucher. Niveau sécurité l’airsoft est à peu près aussi dangereux que l’escalade ou l’aqua-mobylette c’est à dire nullement si bien encadré et niveau prix c’est à peu près aussi cher pour commencer que n’importe quel autre sport en club ou association. (cotisation + assurance + achat de matériel de jeux et de protection, perso j’ai commencé avec 400€)

Prenez aussi note de ce qui suit, je n’utiliserais une majorité des mots qui suivent que dans ce paragraphe :

En airsoft, malgré la ressemblance, il n’y a aucune ARME, ce sont des RÉPLIQUES et si il y a bien des MINES, des GRENADES et des COUTEAUX, les premières n’envoient que de l’eau; les secondes rien du tout a part un « bang » digne d’un pétard et les troisièmes sont OBLIGATOIREMENT en PLASTIQUE SOUPLE. Personne n’est MORT, les gens sont OUT puisqu’on ne TIRE pas des BALLES mais on LANCE (a une puissance obligatoirement inférieure à 2 joules) des BILLES (biodégradables) et ce ne sont pas des SOLDATS mais des JOUEURS PROTÉGÉS avec des protections ADÉQUATES (un masque de snow ne compte pas…) et parmi lesquels il n’y a aucun MINEUR. Les ASSOCIATIONS (loi 1901) et joueurs sont ASSURÉS, les AUTORITÉS locales (pompiers, mairie, police) sont prévenues, la présence de joueurs et l’organisation de PARTIES sur les terrains AUTORISÉS est ENCADRÉE par un voire plusieurs RÈGLEMENTS en plus de le LÉGISLATION FRANÇAISE ou des divers accords mis en place avec le ou les PROPRIÉTAIRES de terrains. De surcroit, l’utilisation et le port de certains UNIFORMES est, chez nous du moins, strictement réglementé et réservés aux joueurs ayant fait preuve de leur détachement total de l’idéologie MILITAIRE, RELIGIEUSE et/ou POLITIQUE pouvant être véhiculée par ces mêmes uniformes.

Pour les divers membres d’associations qui diront « ho mon dieu, un uniforme allemand, chocking !!! Verbotten !!! » je vous invite a vous (re)pencher sur les diverses guerres d’Algérie, d’Indochine, sur le régime de Staline, de Poutine, de certains pays de l’est ou d’Asie ainsi qu’aux états unis et biens d’autres encore, actuels ou passés. Ce genre de réflexion relativement commune est vraiment plus qu’hypocrite je trouve et la législation française n’interdit pas (sur terrain privé et hors de vue de la voie publique toujours) l’uniforme qui est celui de la Werhmacht avant d’être celui des nazis, la législation française interdit (hors tournage de film ou reconstitution historique, dans les deux cas à déclarer en préfecture au préalable) les divers symboles fascistes qui peuvent éventuellement se trouver dessus.

Pour ce qui est du fond de la pensée en elle même, un monsieur bien plus sage que moi a un jour dédié un de ses livres de la façon suivante :

« À la mémoire de mon grand-père Leprêtre, ancien combattant de Verdun, mineur de fond, et à celle de mon père, ancien résistant, professeur, qui m’ont ouvert en grand la mémoire de l’horreur et fait pourtant apprendre la langue allemande, parce qu’ils sentaient bien que le manichéisme en histoire est une sottise. »

– Michel Quint- 2000

J’approuve totalement !

Pour les mineurs motivés à pratiquer l’airsoft, je ne connais pas votre frustration mais soyez patients !! Je ne peux qu’insister sur la nécessité de respecter la législation française et d’attendre votre majorité. Sans parler du jeux illégal ou « à la sauvage » (même toléré/financé/autorisé par papa et maman…) quasiment aucune association ne vous acceptera, même avec des répliques adaptées à vos âges (sachant que la moindre petite réplique achetée dans un magasin lambda, en supermarché ou chez un buraliste (…) est déjà trop puissante…) et je vous invite a vous méfier fortement de celles qui vous accepteraient. Renseignez vous, faites le tour des forums des associations pas loin de chez vous, regardez aussi les forum nationaux et encore une fois, soyez patients ! Le fait d’attendre pour jouer dans de bonnes conditions, de manière encadrée et sécurisée sur un terrain autorisé, ne pourra que décupler votre plaisir à jouer et découvrir enfin ce loisir sans le marginaliser plus qu’il ne l’est déjà.

Ces petites explications faites… Place aux réjouissances !

 I don’t know if we have crossed enough rivers to be men but i know that this experience have changed us, that we would never be the same after this…. We were young and experiences keep us united. We were full of illusions and life has opened our eyes… Now for the world we were, are, and shall be Band of guignols. In loving memory of all sad clowns. »

Georges Abitbol – Chiquito 1975

BAND OF GUIGNOLS

"lets play victory" ou comment l’Allemagne a perdu la guerre du Vietnam face a trois as de pique

« lets play victory » ou comment l’Allemagne a perdu
la guerre du Vietnam face à trois as de pique…
True story dude… PFY©2014

Le monsieur habillé en soldat de la Werhmacht à gauche c’est le président d’une des deux assos d’airsoft dont je fais parti, créée cette année, et qui pratique l’airsoft depuis pas loin de 10 ans. Le monsieur face à lui, habillé en GI américain période Vietnam c’est le président de l’autre asso créée elle en 2008. Autrement dit et malgré peut être les apparences premières, ce sont des gens responsables qui pratiquent l’airsoft depuis longtemps, qui savent faire la distinction entre l’airsoft, le jeux et le reste de leur vie et qui sont conscients des droits et devoirs d’une association ainsi que de la responsabilité qui leur incombe auprès des membres, des autorités ou vis à vis du regard qu’a le « grand public » de l’airsoft. Pour résumer ce sont des guignols certes mais des guignols conscients et fiers de l’être !

Et en dehors de ce « choc » des guignols que j’aime beaucoup, ce que j’ai voulu représenter avec cette photo c’est en partie le fait que malgré leurs différences d’uniformes, d’époques, les mitrailleuses lourdes sur les sacs de sable en arrière plan, toute la symbolique qu’a chacun de ces éléments ainsi que l’improbabilité d’une telle rencontre entre ces deux personnages, ces derniers ne font que jouer aux cartes et semblent sourire. Parce que sur cette photo comme en airsoft, a partir du moment ou la base est posée, ce qui est important à retenir c’est le jeux et le rire  !

C’est la base très claire et revendiquée d’une grande majorité d’airsofteur et d’airsofteuses a qui j’ai posé la question, l’envie de jouer et de se détendre en plein air quel que soit le temps, de péter un bon câble sans causer de tord a personne ou sans drogue ou excitant quelconque (tabac, alcool café, boissons énergisantes, gloubiboulga, herbe, chocolat, même combat), de faire une coupure plus ou moins nette avec le reste de la semaine, d’être quelqu’un d’autre un temps, s’évader sans se prendre au sérieux. Pour ma part, avec les années et une quinzaine de sports essayés ou pratiqués au compteur, je n’ai toujours pas trouvé d’équivalent qui permettait de se défouler physiquement et moralement aussi radicalement.

Mais il manque un point essentiel dans ce court listing (non exhaustif) que je ne saurais oublier sans me flageller violemment à la gloire de Cucu car l’airsoft est un jeux collectif et le côté humain y est donc plus que présent !

BAND OF GUIGNOLS VALUES

Premier Visuel du forum lors de la création de l’association OSOK Airsoft – Znaybr©2008

Tout comme les deux personnes sur la photo au dessus, les pratiquants et pratiquantes d’airsoft viennent de tous horizons, de toutes origines ou catégories socios professionnelles. Il y a des hommes, des femmes, des jeunes (majeurs) des moins jeunes (58 ans pour le plus vieux au dernier recensement perso) certains ont pour 3000€ de matos, d’autres 150€, certain(e)s ont « la tenue complète », d’autres jouent en jean, baskets, certain(e)s sont des passionné(e)s d’histoire, certain(e)s préfèrent le côté stratégique plus long et moins violent que le paintball, certain(e)s préfèrent le côté rôle play quand d’autres encore cherchent juste à se défouler.

Mais tous sont réunis par la même vision de l’airsoft et tous sont capables d’oublier leurs éventuelles divergences pour arriver aux divers buts communs cités au dessus. Le tout normalement facilité par le fait qu’en l’airsoft, à l’inverse du paintballl, les billes ne tachent pas et les arbitres n’étant pas une obligation (ni même ne peuvent tout voir, un terrain d’airsoft n’est pas aussi petit, plat et dégagé qu’un terrain de rugby) c’est donc à chacun de déclarer ses propres touches.

Et il ne s’agit bien sur pas du pays des bisounours ou il faut être pote avec tout le monde qu’il est beau et il est gentil, non c’est fini le collège et les boums dans la cave de papa, maman. Il s’agit du pays de l’airsoft qui est censé être un monde d’ADULTES où il faut RESPECTER tout le monde en tant que joueur. Je jouais et joue encore avec des gens avec lesquels je le sais, pour diverses raisons nous ne passerons jamais de petites soirées à boire une binouze dans un bar ou a se faire une bouffe chez les uns ou les autres. Par contre ce sont des gens que je respecte et qui sur le terrain comme en association, sont mes égaux puisque mus par la même envie/passion.

Les 6 ou 7 personnes avec qui j’ai commencé l’airsoft étaient soit un de mes frangin soit des potes et tout a toujours été fait dans le respect de la loi sur les terrains comme dans les papiers Par extension, une fois cette base stable posée, le fair-play et l’ambiance décontractée sur le terrain ont toujours été de rigueur voir notre marque de fabrique et nous ont rapidement poussé a choisir un leimotiv et une mascotte adaptés :

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Écusson : Znaybr©2008 – Photo : PFY©2009

Mais ces valeurs sont heureusement loin d’être les seules ou notre unique propriété. Dans les champs, forêts ou bâtiments du petit monde de l’airsoft, il y a toute une foultitude de joueurs et joueuses respectables et respectueux que cette aventure humaine attire. Car il s’agit bien d’une aventure, ne vous y trompez pas !

Lors d’une « partie du dimanche » (journée composée de plusieurs petits scénarios et entrecoupée de plusieurs pauses entre chaque partie et a midi pour manger) l’entraide, le partage et l’esprit d’équipe sont déjà de mise mais imaginez vous maintenant sur une partie de plusieurs jours (OP) quand vous devez partager votre « quotidien » (un quotidien particulier certes) avec d’autres joueurs le tout sans pause hors jeux.

Imaginez vous sous une pluie battante et une nuit sans lune rampant dans les hautes herbes à l’approche du camp ennemi en cherchant à distinguer quelle tache sombre est un adversaire et non un buisson.

Imaginez vous le lendemain en plein soleil à regarder votre carte pour vous repérer sur un terrain de XX hectares que vous ne connaissez pas tout en vous demandant si des adversaires ne sont pas juste à côté.

Imaginez vous construire des barricades, nids de mitrailleuses ou tours de guets en bois. (oui, l’airsofteur est généralement adepte des cabanes dans les arbres)

Imaginez vous courir tout seul à travers champs et bois sans savoir où vous allez pour fuir un adversaire trop fort pour vous.

Imaginez vous en train de vous demander si votre plan de sauvetage à première vu parfait n’est finalement pas une grosse mission kamikaze.

Imaginez vous vous faire cuire votre petite tambouille au réchaud au moment ou l’équipe adverse attaque votre camp.

Imaginez vous de nuit dans une foret ou la lumière ne passe pas et où vous ne voyez pas vos propres mains confondant lumières a 100 mètres et lucioles à 1 mètre 50.

Imaginez vous au petit matin devoir traverser une rivière pieds nus pour finir otage et attaché à un piège en attendant de l’aide de votre équipe.

Imaginez vous un adversaire qui tout sourire vient vous féliciter de l’avoir mis hors jeux alors que vous même n’en étiez pas sur.

Imaginez vous, après plusieurs heures de jeux de jour comme de nuit, partager un délicieux Chili con carne maison avec les PNJ et adversaires motivés le temps d’une trêve de quelques heures bien méritée.

Imaginez vous en train de jouer parce qu’on vous a prêté l’intégralité du matériel de jeux et de protection nécessaire.

Vous la sentez un peu là l’expérience humaine à part ? Vous le sentez comme les gens proche de vous dans ces situations deviennent des êtres précieux à chérir et aider ?

Dans d’autres mesures et proportions, j’ai un peu l’impression d’essayer d’expliquer quel gout a le chocolat ou qu’est ce que ça fait d’être amoureux à quelqu’un qui ne connaitrait aucun des deux et je sais qu’une partie de la précédente énumération doit me/nous faire passer pour de gros malades auprès des profanes mais tout d’abord soyez en surs, arrivé au dimanche vous n’aurez plus la même vision des gens avec qui vous êtes arrivés le vendredi, c’est une certitude et dans 99% des cas, une bonne surprise.

Après même si j’ai quelques exemples à qui ça n’a pas posé de probleme une seconde, une OP est peut être un départ un peu radical pour découvrir l’airsoft. Cela demande notamment un minimum de connaissances sur les règles de sécurité (qui sont nombreuses) ainsi que parfois, la capacité de se mettre dans la peau d’un personnage ce qui sans offense aucune n’est pas inné chez tout le monde.

OP Squirrel Woods 3 - Blacklisted - PFY/Reileb 2014

OP Squirrel Woods 3 – Blacklisted – PFY/Reileb©2012

RAPPORT D’ENQUÊTE

En écrivant cet article, je n’ai pas réussi à trouver quel mot clair et explicite utiliser pour définir l’airsoft, sport, jeu, loisir, passion… No sé… Surement parce que c’est un peu tout ça à la fois, surement aussi parce que les petites cases bien rangées c’est de la merde et que les raisons de chaque joueur ou joueuse sont diverses et nombreuses.

Mais je sais que pour une grande majorité ces raisons sont saines et les valeurs qui en découlent aussi. Elles sentent bon le respect de chacun et les fleurs des champs au bout des répliques plutôt que la compétition et les baïonnettes, elles parlent de gentils fions, d’unité et de connaissance de l’histoire plus que de grosses moqueries, de jeux solo et d’envies guerrières. Le genre de valeurs qui imposent d’elles mêmes et de bon cœur l’entraide, le partage (de matériel, connaissances ou nourriture) tout comme le ramassage de champignons en automne et la protection de la faune et de la flore toute l’année. Car oui, point important, l’airsoft contrairement à d’autres sports comme la planche a voile ou le snow n’est pas un sport « saisonnier » et peut donc être pratiqué toute l’année.

En caricaturant à peine, une partie d’airsoft ça n’est pas des réformés contre des bidasses qui « jouent à la guerre » (bow’del que cette expression m’énerve) en cassant tout mais plutôt les scouts et les castors juniors qui jouent aux cowboys et aux indiens en profitant et entretenant les terrains qui leurs sont alloués. J’éspère que la notion de second degré ainsi qu’une certaine différence dans le choix des mots n’aura échappé à personne, les enfants et les moyens ont grandit mais le jeux reste la priorité.

A titre personnel l’airsoft m’a fait rencontrer des gens qui sont devenus des amis proches, avec le temps j’ai réussi à réunir en une seule activité, sport, associatif, organisation d’événements, photo, toshop, rôleplay et histoire, je crois que ce serait légèrement abuser d’en demander plus de la part d’un jeu puisque c’est ainis que le décrivent nombreux sites et dictionnaires.

Pour finir, je dirais que si ça n’est qu’un jeu, s’y laisser prendre la première fois c’est un peu comme suivre le lapin blanc au pays des merveilles, qui sait où et quand le voyage s’arrêtera ?…

"Alice"

« Alice » – NRichey©2012

Guignolesquement,
P.F.Y.

Mud Day « Lyon » – 2014

Haaaaaaaaa !! Quel plaisir que celui d’une bonne douche chaude et d’un canapé confortable… Je ne pensais pas pouvoir un jour autant apprécier pareil moment ! Plus une once de boue ou que ce soit, je sors de ma salle de bain, j’enfile des fringues sèches et propres, fini le Mud Day de Lyon… Sniffff… et puis Lyon… Vénérieu ! Parce que bon, ça fait les malins genre « oui moi j’habite la ville tu vois, c’est mieux, tu vois  » mais pour ce genre d’event, merci les pécors hein ? T’as l’air con pour faire la même entre Part Dieu, la Tête d’Or et Croix Rousse ^^

Retour en arrière sur cette journée un poil particulière !

(Source = Page Face de prout de l'event)

(Source = Page officielle Face de prout de l’event de Venezieu)

An de grâce 2013, je découvre le TOUGH MUDDER via mon frère. Le parcours des S.A.S. ouvert au grand public… Hum… Smell funny !!! Ça a l’air d’être un truc de malade carrément sado maso mais l’envie de sport est grande et le côté expérience à part et dépassement de soi même m’intéresse vraiment ! Je me rencarde sur les dates françaises… Aucune… Par contre, le MUD DAY semble lui en pleine expansion ! Hélas, pas le temps d’aller plus loin que la recherche d’info, coude pété… Petite espérance… Ménisque mort et enterré… Bonjour les arrêts à rallonge, les séances de kiné, de piscine. Bye bye 2013 et… Bye bye le Mud Day…

An de grâce 2014, dimanche 7 septembre… Time to revenge !

Plus que motivé et accompagné de mademoiselle Bobby26 ainsi que messieurs Reileb et OberstJon, nous franchissons l’entrée du Mud Day, ça y est, on y est, bien prêts a en chier !

(Crédit Photo : reileb Supertramp)

Booyah Team (Crédit Photo : Reileb Supertramp)

Petit hors sujet mais un truc me choque d’entrée, le nombre de gens qui fument (je suis fumeur) voir qui enquillent clope sur clope, une dame devant moi en rallume même avec les mégots des précédentes… Alors je sais que la démarche de base est déjà un peu sado maso et que peut être certains gèrent mal leur stress mais la pour moi c’est juste débile avant de se taper 13 kilomètres et 22 obstacles (je veux dire encore plus débile que de faire la même chose sans la course). Je recroiserai cette dame de notre « vague » (les départs se font par vague) au moment de partir dans l’après midi, je suis sur qu’elle a regretté chaque bouffée 🙂

Dossards, bracelets, mitaines, on se prépare, on fait un petit tour du « village » et puis c’est le tour de la vague 4, la notre !! Petit échauffement de vingt minutes dans le sable en mode army powa à faire des échauffements, des pompes, des roulades des up and down pour éviter des grenades imaginaires, j’adore l’esprit et déjà le message est clair (pour ceux qui n’auraient pas tilté MUD = BOUE) il y aura de la boue, de la boue, de la boue partout, de la boue dans le coup, de la boue partout, de la boue sur les genoux, de la boue partout, de la boue sur les joues, de la boue, de la boue, de la boue PARTOUT !!

10h40 : Booyah !!!

Et c’est parti a travers les champs de maïs avec une petite impression d’avoir à nouveau 10 ans et d’échapper « au monde » ce faisant (parcours pour ceux qui veulent), seconde épreuve de rampage dans la boue et sous des barbelés, easy baby, troisième épreuve, premier piège !

Une succession de cinq ou six grosses bosses ultra boueuses et glissantes entre lesquelles s’intercalent des « bacs » de boue a peine plus liquides. Premier bac, de la boue jusqu’au genoux, je monte la première bosse, descente en mode tobogan pensant clairement que le second bac serait aussi peu profond que le premier. Je me rend compte de mon erreur quand la boue arrive jusqu’à mes hanches. Gros surplus de boue a trimballer ensuite, y’en a des chaussures aux cheveux.

(crédit photo : A.S.O. challenge)

(crédit photo : A.S.O. challenge)

Les « obstacles » (ou épreuves) s’enchainent ensuite ponctués de ravitaillement boisson et bouffe toujours dans la boue avec parfois quelques petits bonus de sable, poussières, bottes de paille et rivières, c’est ultra ludique et varié même si le cardio me fait un poil défaut. Au programme, glissades, rampage, escalade, porté de sac, passage de mur, le tout dans une ambiance assez cool,  friendship et bon esprit ! Petite blagounette avec les panneaux le long du parcours qui annoncent 5 kilomètres restants à la place de 8, les gens déconnent bien, sourient, parfois nerveusement, mais sourient quand même !

On arrive au premier bain à travers le lac. Doux moment de réconfort en plein soleil et grosse tromperie fourbe avant ce qui suit, un mur a franchir toujours en plein soleil juste avant Le F****** *biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip bip bip bip biiiiiiiiiiip « Ice cream »… Honnêtement le seul moment de tout le parcours ou je riais pas du tout.

(crédit photo : Mud Day officiel)

(crédit photo : Mud Day officiel)

Concept simple, un bac d’eau à zéro degrés avec une planche au milieu qui oblige à passer entièrement sous l’eau…

La boue, le sable, la poussière, l’eau, l’électricité, je m’en fous…

Les pompes, les tractions, les tunnels, les dunes, pas de soucis. Mais ça…

Ça c’est vraiment un truc d’ignoble petit bâtard vicieux 🙂 Je remercie le monsieur qui est arrivé derrière moi et m’a mit un coup de speed, faute de quoi je sais pas si je n’aurais pas contourné cet obstacle.

Heureusement bien vite on retourne au soleil ramper sous des barbelés dans le sable et l’eau avant de prendre un second bain en retraversant le lac qui parait tout de suite dix fois plus chaud qu’à la première traversée ! S’enchainent ensuite pour ceux qui auraient encore froid les cordes a nœud, le pont de singe au dessus de l’eau, les barbelés agrémentés de fils électriques qui pendouillent, le porté de coéquipiers (c’est con hein mais pensez y en faisant vos teams, rien n’est obligatoire mais de base au milieu de l’épreuve, les rôles s’inversent ^^) les tunnels sombres, les marais, encore un dernier petit effort sur les bras et la fin n’est plus qu’a quelques mètres !

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Le dernier obstacle étant bien sur celui des fils électriques suspendus, franchit avec brio épaules contre épaules et au pas de course par la Booyah team 7310 qui clôture un parcours groupé tout du long en 2h28, Guignols, i’m proud of us !

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on a l’air propres comme ça mais ne vous y trompez pas 😉

13h08 : Booyah !!!

Petite photo finish puis l’impression d’arriver à Papeete ou une ile du genre, dog tag autours du coup, teeshirt, gâteau, bonbons, eau et une lutin de bonne grosse bière amplement méritée ! On essayera bien d’aller prendre une douche mais bon…Visiblement le filtre n’a pas supporté l’excédent de boue, ce qui arrive quand tu pompes l’eau des douches dans un lac boueux. On finira donc dans le dit lac mais la encore, comme 100 personnes font la même chose, laver de la boue dans de la boue… 🙂

Le lendemain : That’s all Mug Guy and Mud Girls !

Quelques courbatures quand même ne mentons pas, mais aucun regret et le plaisir personnel de l’avoir fait. Est-ce que ça valait les 55€ demandés ? Je ne saurais pas trop dire mais y’avait une grosse orga, c’est clairement une grosse structure à installer, je ne vois rien de négatif, j’ai envie de recommencer (celle la ou une autre structure du genre et/ou un lieu différent) donc je tends à pencher pour le oui. A chacun et chacune se se poser la question. Et c’est con mais tout en étant qu’un simple petit bonus… Le fait de courir à travers la campagne accompagné de Manson, System, Skrillex bin c’est tripant. Comme pour Lyon et Venerieu, ça aurait été Zaz, Beyonce ou Stromae que l’ambiance s’en serait ressentie 🙂

Comme d’habitude, petite série de dédicaces :

– à la Booyah Team 7310, pur trip en pure compagnie !
– à Kathline : lâches rien !
– à tous ceux et celles croisés avant, pendant ou après le parcours, whe’re a family now 🙂

Puis on change de registre :

– à tous ceux et celles qui ont trouvé diverses excuses pour ne pas venir
– et bien évidemment à toutes les personnes ci et là qui m’ont dit « t’y arrivera pas » ou alors « moi avec ta santé, je le ferais pas » ou encore « c’est pour les vrais sportifs » etc, etc, etc…

C’était un défi personnel que je tenais à partager avec des personnes de qualité (et ce fut clairement le cas) mais je voulais aussi pouvoir dire fièrement et avec un grand, large et sincère sourire à tous ces gens que si oui ma santé est pourrie, j’y suis arrivé, sans rien éviter ! Petitement et partiellement poussé par votre motivation indirecte certes. Du coup je garde ce même un grand, large et sincère sourire pour rajouter que je vous emmerde 🙂

Comprenez bien que ça n’est pas une compétition à moins que vous cherchez a avoir le dog tag couleur OR (visiblement réservé au(x) premier(s) arrivant(s) de chaque vague). Si vous voulez mettre 5 heures bin c’est possible, si vous voulez passer des obstacles c’est possible, sur certains, en plus d’un échappatoire il y a même plusieurs niveaux de difficulté. A l’inverse, si vous voulez vous fixer des objectifs précis comme c’est entre vous et vous, c’est tout à fait possible aussi.

Si vous bougiez votre cul pour essayer, vous seriez peut être même agréablement surpris d’y arriver vous aussi… Qui sait ?…

Sans rancune et que la boue soit avec vous 😉
P.F.Y. pour la Booyah Team !

J'ai gliddé chef ! (crédit photo : © Photo AFP KENZO TRIBOUILLARD )

J’ai glissé chef ! (crédit photo : AFP KENZO TRIBOUILLARD)

Marchand-e-s de sourires

L’insouciance… Vous vous souvenez ?

Ce cadeau invisible et unique qu’on vous a donné le jour de votre naissance, ce petit truc magique qui vous fait vous émerveiller de tout, cette lueur un peu folle dans le fond de votre regard qui vous fait devenir légers, ce sourire un peu abruti au coin de vos lèvres, cette minuscule graine qui peut vous faire tout abandonner pour suivre l’envie de l’instant, cette aura faible mais contagieuse, ce trésor plus précieux que n’importe quel autre…

Vous vous souvenez ?

Hélas, faute à nous, la vie, les diverses péripéties que chacun et chacune traverse, les choix que nous faisons, cette insouciance plus j’avance et plus je trouve que trop de gens l’ont perdu. Petit à petit sans s’en rendre compte. Égarés dans une sorte de routine, un jour ils se sont retournés et pis elle n’était plus là, depuis longtemps parfois… Et quand je dis « les gens »…  Comme tous ces gens, je me souviens plus à quel moment je l’ai perdu mais quand je m’en suis rendu compte ça m’a fait peur… Peur  d’être devenu aigri, triste, vieux, con… Vieux ET con…

C’est vrai quoi, c’est pas le titre d’une chanson qu’on a aimé, ce qui était écrit entre le kerdane et la litière pour chat sur la liste des courses ni même un anniversaire quelconque. Votre bagnole a un pet elle file chez le garagiste, votre Ibluesamrtphone tombe en rade, le lendemain vous en avez un neuf et là rien ?… Tant pis ?…

Je sais bien que plus on avance plus on vit dans une société ou tout va trop vite et tout, objet comme humain, peut être remplacé au moindre petit pépin mais quand même, comment on peut perdre quelque chose d’aussi personnel, d’aussi intime et irremplaçable sans s’en rendre compte, sans en avoir un souvenir précis ?

Vous vous êtes déjà posé la question ?

Moi oui. Je me suis posé, réfléchir à tout ceci pendant un bon moment bien conscient que quelque chose avait dérapé mais sans jamais arriver à trouver où. Jusqu’à récemment…

A un spectacle sous un chapiteau pendant un festival. Chaleur, fatigue, j’ai fermé les yeux un moment et involontairement, mes oreilles se sont laissé porter par les rires qui jaillissaient ci et là. Tantôt en groupes, tantôt seuls, tantôt étouffés, tantôt incontrôlés, cascades et petites gouttes pour qui en voulait et c’est là que j’ai comprit à quel moment ça avait dérapé.

C’est aussi là que j’ai comprit autre chose de bien plus important, aussi belle puisse être la chanson Barcella se foire, et violemment !

L’insouciance ne se perd pas, pas plus qu’elle ne disparait ou ne meurt, elle s’estompe juste faute d’être sollicitée et si chacun et chacune d’entre nous a la possibilité de faire ressurgir cette précieuse étincelle en soi, il est aussi possible de la faire renaitre chez les autres, certains en ont carrément fait leur métier.

Marchand-e-s de sourires

Bénédicte, Envoyée du mystère difficile. Compagnie « liquidation totale »
Festival Chaps a Chap – Chapareillan – 10, 11, 12 et 13 Juillet 2014

Inter-plus-ou-moins-mi-temps, graphistes, saltimbanques, ébénistes, clowns, caméramans, acteurs, écrivains, techniciens, graffeurs, perchistes, ingés sons, jongleurs, photographes, musiciens, bénévoles, pigistes, organisateurs et j’en passe, j’ai la grande et réelle chance d’avoir dans mon entourage plus ou moins proche un nombre conséquent « d’artistes » (je n’enlève aucun mérite à personne mais je n’aime pas ce mot) et surtout j’ai l’extrême chance que ces gens soient tous des passionnés qui plus qu’un métier (pour ceux dont c’est la profession) y voient généralement, un raison d’être, de vivre, d’avoir un impact réel et direct sur « le monde ».

Et quand je parle de métier, même pour ceux qui tachent d’en vivre c’est hélas une image car, dans l’évènementiel de manière générale, quand il n’est pas directement question de bénévolat et/ou d’évènement gratuit, malgré le temps et l’investissement humain/matériel/technique/financier fourni on parle plus de survivre ce qui est assez fou si on y songe. Dans quelle société malade les gens qui nous soignent, qui s’occupent de nos enfants ou qui nous permettent de nous évader peuvent ils être moins biens considérés que ceux qui font fructifier notre argent à nos dépends, ceux qui parlent en nos noms sans nous demander nos avis ou ceux encore dont le seul métier et de garder le leur ?

J’enfonce des portes ouvertes ?…

Et bien j’les enfoncerais jusqu’à c’que j’en crève et comme Goldman j’irai jusqu’au bout d’mes rêves et même si la chanson elle sert à rien, j’crois qu’ça m’f’ra du bien de gueuler c’refrain !

Bref…

Car ne vous trompez pas, à des niveaux divers et de multiples façons le métier de (presque) tous ces gens est bien le même : proposer du rêve, de l’évasion, une réflexion, un regard décalé, un mode de vie, une partie d’eux même, DE LA CULTURE !!!

 

Et, j’en remet une petite couche, contrairement à ce que l’on entend beaucoup et à tort en ce moment, tout ceci prend du temps, quel qu’il soit on ne créé pas un spectacle en claquant dans les doigts et de l’idée de départ a la première prestation publique, c’est un travail de titan car vous vous en doutez, tout le monde n’a pas un staff de XX personnes pour gérer les différents rôles et que ce qui est déjà un travail conséquent avec une équipe complète devient carrément délirant en plus petit comité voir en solo.

"Ramone Perez " - Printemps des cultures urbaines 3 - du 8 au 17 Mai 2014 - Aix-Les-Bains

« Ramone Perez  » – Printemps des cultures urbaines 3 – du 8 au 17 Mai 2014 – Aix-Les-Bains

Mais comme je le disais plus haut, prenez en bien conscience et remerciez les profondément, les marchands de sourires sont généralement des passionné-e-s, des fous et folles  illuminés qui actuellement, sans même parfois être surs d’être ne serait-ce que défrayés, continuent à proposer spectacles, concerts et festivals à prix libres, au chapeau et parfois, comble de l’hérésie, gratuitement… Quel monde malade vous disais-je…

Et là, tout en tachant de garder le ton général de ce papier pour du tout public, je hausse un peu le clavier parce que quand je parle de ce genre d’évènements, on me répond souvent des aberrations du genre

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Ce qui en fait, de manière posée et réfléchie signifie (pour la personne qui le dit) que les artistes ou organisateurs en question ne sont pas surs de leur talent ou de la qualité de leur prestation et préfèrent donc ne pas mettre de prix défini ou de prix tout court… Mais ce genre de conneries ça me donne pas envie d’être posé et réfléchit… Enfin si mais pas que…

Parce qu’en partant de cette simple évidence, la qualité d’un objet ou d’un service ne serait donc qu’uniquement proportionnelle à son prix ?…

Ça fait froid dans le dos de penser à ce à quoi on arriverait en extrapolant a peine… Et pis sérieux, j’suis déjà un peu misanthrope sur les bords mais lutin de poubelle de mercredi c’est le genre de truc qui n’aide pas. Il doit y avoir un réflexe conditionné dans mon corps qui fait que maintenant à force de répétition, quand ce genre de propos arrive à mes oreilles, mes mains ont aussitôt envie de prendre la tête de la personne qui parlait pour permettre à mon genoux d’entrer un court instant en contact avec son nez tellement ça me hérisse le poil qu’une personne puisse un avoir un avis aussi tranché et faux tout en démontrant de manière explicite sa non réflexion absolue sur le sujet.

Fête de la musique 2014 - Chambery>/br> " Les joyeux Jojos "

Fête de la musique 2014 – Chambéry
Les joyeux Jojos

Pour ne parler que de ce que j’ai fait dernièrement et uniquement dans une mouvance tout public, pas cher, prix libre ou gratuit il y a eu :

les printemps des cultures urbaines #3 : musique, graff, jongle, déambulations diverses, théâtre de rue, cinéma plein air, démos et ateliers divers => TOUT GRATUIT

Le Guillet libre : musique, cirque, animations, jeux en bois et pizzas maisons qui déchirent !! (seul prix fixe => softs a 1€, bières a 2€)

Marché des continents : Stands d’associations + concerts gratuits

Convention de slackline en Ardèche : slack/watter/high/space/tree/jump line, contest de jumpline, canoés kayak gratuits !!! (seul prix => camping 5€)

– Fête de la musique : Je vous fait un dessin ? => GRATUIT !!

– Les Airs du Belvédère : Musique en plein air (seul prix => boissons 2€)

Festival Chaps a Chap : camping, bouffe, boisson, spectacles, jeux en tous genres et à toute heure, gratuits, pas cher ou à prix libre, payant pour les spectacles et certains concerts sous chapiteau ou en salle (entre 7 et 15€)

Arrivant le weekend prochain :

Festival Rock’n Poche #23 : => Musique, musique, musique, musique, et pis camping !!!!!! 50€ = pass 2 soirs + camping + 10€ de boissons (financement rock’n poche)

Ensuite il faudra attendre un peu avant le concert mais dans cette même mouvance cette année, les Ogres de Barback fêtent leurs 20 ans… 20 ans d’existence et d’autoproduction… 20 ans d’indépendance !

Et quitte a faire un peu de pub tant qu’on est dans la musique indépendante, autant glisser aussi CD1D regroupement de labels indépendants dont le but est de passer le son directement du producteurs à l’auditeur !

Tout ça pour dire qu’il me parait évident que l’argent n’est pas le principal attrait et/ou que certain-e-s ont trouvé quelque chose de plus précieux en route !

Compagnie "le radeau" - Festival Chaps à Chap

Et si le coffre à trésor est vide… Quelle est la récompense ?…
Compagnie « Le radeau » – Festival Chaps a Chap – Chapareillan – 10, 11, 12 et 13 Juillet 2014

Comme dirait lofo « j’ai pas d’conseils à donner si c’n’est à moi même » mais quelque part dans le fond de mon cerveau, j’ai le faible et persistant espoir qu’émerge dans la tête de certaines personnes l’idée que si oui il y a bien une raison aux divers spectacles  » prix libre  » c’est peut être plus dû à une envie de responsabiliser le public qu’à un manque de talent de la part des artistes….

Je vous laisse relire cette dernière phrase, je crois que c’est la plus intelligente de tout le papier.

De la même manière, si oui aussi il y a bien un débat à mettre en place sur le sujet de l’intermittence et de la culture en ce moment, il faudrait voir à ne pas se tromper sur le sujet qui finalement est loin de ne toucher que la culture et l’intermittence :

Voila, on arrive à la fin de ce petit compte rendu sur le printemps des cultures urbaines… Oui, y’a eu quelques chamboulements je sais, désolé. Life, lala lalala, life is life !

Très égoïstement et pour bien des raisons ce début d’été devait être spécial et exceptionnel. Et puis la vie prend parfois des détours inattendus, des sentiers non balisés où il fait finalement bon se perdre et s’oublier, où la compagnie est souvent plus qu’appréciable et qui de toutes façons sans être forcément mieux ou pires que ceux prévus ont au moins le mérite d’être différents.

Du coup il serait injuste que je termine sans un merci immense et sincère à tous les marchands et marchandes de sourires croisés ci et là depuis quelques temps. Ceux et celles qui étaient sur scène, ceux et celles qui étaient dans le public, sur une place ou une route, au bord, dans ou au dessus du Chassezac,, sous un chapiteau ou dans un champ, en pleine jungle sud américaine, dans un bled isérois, ailleurs, sans oublier bien sur tous ceux et toutes celles que je n’ai pas croisé mais qui se reconnaitront dans ces lignes.

Avant tout pour leur envie et leur capacité à proposer une culture ouverte à un public le plus large possible, c’est vraiment quelque chose qui me tient a cœur. Ensuite parce que tous ces magiciens de la vie, plus que des concerts, des spectacles, des jeux, du théâtre, des pass photo, de la nourriture, et d’autres choses savent OFFRIR de l’insouciance, du rêve, des sourires… de l’humain… Et là mesdemoiselles, mesdames, messieurs… Je ne peux que m’incliner, apprécier et espérer que d’autres en prendront de la graine !

Pour citer un homme sage  » je l’ai déjà dit mais j’vais l’dire encore et encore, la vie bouge bien trop vite, si tu t’arrêtes pas de temps en temps elle peut… Te filer entre les doigts. « 

C’était bon de s’arrêter et de profiter de l’instant avec vous, merci encore !

Guignolesquement,

P.F.Y.

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Photo de couverture : My daughter kanna par Toyokazu

O sicour !!! (xptdr)

Arrachez le grande toile du ciel, roulez le tapis de la terre, démontez-moi le chapeau du monde, démaquillez les dieux, dépouillez-les de leurs frusques rapiécées et de leurs tatanes trop larges, et vous, frères humains du grand cirque, p’tits zenfants et grandes personnes, pleurez, pleurez ! – Michel Quint –

Je me souviens plus exactement à quel moment ça a commencé par contre je me souviens exactement à quel moment je m’en suis réellement rendu compte. C’était le jour ou le petit robert a annoncé officiellement que LOL et BLING BLING rentraient dans le dictionnaire et que Kéké ferait pareil en 2014... Un jour a marquer d’une tombe noire… Depuis j’ai l’impression que c’est de pire en pire, une putain d’invasion à laquelle nulle personne ou nul endroit ne semble bien vouloir échapper, les mots se barrent en couille grave !!

Pourtant, modérateur et/ou administrateur sur certains forums, j’aurais du me rendre compte de cette déchéance linguistique… Par exemple quand… « Kevin »(terme générique)  écrit « slut » pour dire salut… On note la richesse de son vocabulaire anglophone, en plus du raccourci énorme de… Une lettre… Et attention à toi si jamais tu te permets de faire remarquer à Kevin que l’orthographe et la grammaire c’est pas pour les chiens… Le Kévin se laisse rarement faire. Maitre de la mauvaise fois assurée, il appelle ses potes analphabètes à la rescousse, il parle de sa courte scolarité, de la vie qui est trop dure, du temps trop court et des mots qui sont chiants a écrire… Je vous offre sans nulle doute possible, le fleuron de ma carrière d’administrateur ou du moins notre dernier « échange » Attention c’est intense !

« – ho mek, tu tpren pr ki pr te moké com sa dmon ékritur ? jfé d efor alor TG oo j’tban !!! (ndlr : oui, le Kévin mixe souvent illettrisme, stupidité et croyance très forte en ce qu’il dit)

 –  Tu « fé d efor » O_O b1 merd alor… Avant toute chose saches le, ma patience te concernant (a la limite de l’inexistence) vient de tomber dans le vide intersidéral qui semble remplir l’espace entre tes deux oreilles. Mais dans ma grande mansuétude, je vais tacher d’être assez explicite et pédagogue pour que peut être, un jour, tu puisses comprendre ce que je vais essayer de t’expliquer puisque très visiblement cérébralement tu es limité voir absent. Je me suis fait violence pour te lire sans perdre mes yeux, te comprendre sans perdre de neurones et pouvoir te répondre sans perdre (trop) de temps. Je t’annonce donc que je ne me prend pour personne mais que  je suis l’administrateur qui va te renvoyer vers les CGU que tu as accepté en arrivant ici et que tu reliras à la fin de ton éviction. Cela étant dit, comme tu as l’air motivé et plein d’énergie, je te laisse 5 minutes pour me bannir. Passé ce délai, si tu n’y es pas arrivé, tu auras 5 ans pour apprendre a écrire, découvrir les notions de respect, de politesse et oublier de revenir ici. Ne me remercie pas, moi aussi je t’aime. A petite dose c’est évident mais je t’aime 🙂

Oui bon je sais c’est facile mais à un moment… Merde quoi, ça fait juste du bien et je sais que les admins, modos d’autres forums ou les profs me comprennent !! Bon courge pour ces dernier(e)s !!

Certain(e)s se disent surement « oui bon bin c’est des brelles c’est pas grave »… Détrompez vous !!! Déjà parce que tout est fait pour niquer nos niveaux de langage et la valeur des mots dans la durée. Et y’a du monde qui se bouscule pour y arriver !! Quelques exemples :

1) A cause de Kévin et ses amis quand j’écris pour moi (même en brouillon), quand je prend des notes en réunion… Je ne PEUX plus abréger les mots; même un banal « qq » me hérisse le poil.
2) Les wesh wesh… Alors eux… Impossible d’écrire quelque chose comme « la maison de sa mère » sans avoir l’impression d’être vulgaire, merci !
3) les sites genre Meetic ou Adopte un mec… Avant quand je pensais a « charmer » je voyais des petites attentions comme, un regard  souriant, des fleurs, un p’tit poème ou quelque chose d’un peu… Romantique (ou nian nian si vous voulez) mais ça c’était avant… Bienvenue dans le monde 2.0 Charmer = Cliquer sur un bouton…
4) Les politiques. Bon, je sais c’est plus des exemples en grand chose depuis longtemps mais sérieux… Tout le monde se souvient sans doute de la « bravitude » ou la « ridiculitude » de Ségolène, de la « méprisance » « l’héritation » ou la «  »fatitude » de Nicolas… Bordel !!! C’est trop compliqué d’utiliser des mots qui existent ?
5) je vais pas détailler, juste dire que « amis » depuis facebook est un mot qui ne veut plus rien dire… C’est triste…

Parce que le pire de « tout ceci » au final… Ça n’est même pas « tout ceci »… Le pire c’est que derrière… Certains mots, certaines citations, certaines anecdotes ou erreurs demeurent et ce qui aurait du n’être qu’une aberration passagère devient un fait culturel a priori évident :

Ce que qui en dit long sur l’intellect et l’esprit critique de certain(e)s :

Voir sur l’absence totale de cortex :

Bref, tout ça pour dire que notre langue part vraiment en couille, que de plus en plus souvent sur internet mes yeux saignent, mon cerveau souffre et les responsables, tristement de plus en plus nombreux, grandissent et occupent ou vont occuper des postes a responsabilité dans notre société… Vous avez dit Idiocratie ?…

Trois sources « littéraires » :  DTCZéros Sociaux et The Stupid Network Attention les yeux, vous êtes prévenus et en dehors de l’orthographe et de la grammaire, y’a des « K » irrécupérables.

Airsofting is not a crime !!

Un papier qui pour sur ne changera pas le monde mais comme on dit faut y croire !

 » – … en fait tu fais du airsoft parce que t’as pas pu t’engager. Essayes la chasse tu verras c’est cool ! « 

… Là… Je me suis demandé si elle était vraiment sérieuse ou si elle déconnait à plein tube. Vu le ton de la phrase, son regard et ce qu’elle racontait depuis le début je me suis dit qu’elle déconnait a plein tube mais qu’elle était sérieuse… Alors d’un côté est apparu mon ange sur mon épaule et mon diable sur l’autre… Les deux avaient vraiment des arguments supers convaincants faut bien avouer… Je sais pas combien de temps a réellement duré le dilemme, le fait est que j’ai mit une pichenette à mon ange et ai répondu

 » – Heu… voilà, t’as tout comprit, un peu comme toi tu fais esthéticienne parce que t’as pas pu être belle. Essayes le… »

Et j’me suis arrêté… C’était le silence dans la pièce tandis que la connasse en face de moi avait visiblement avalé sa vodka pomme de travers…

Presque 7 ans de thérapie de groupe et de diplomatie face à des personnes dont l’ouverture d’esprit semble être de la taille d’un sphincter en phase de constipation… 7 ans… Et il aura suffit d’une petite demie heure à entendre déblatérer de la merde pour craquer…

NON l’airsoft (et pitié, surtout pas LE airsoft, DU airsoft ou summum du summum, DE LE airsoft…) n’a rien a voir avec la chasse. NON, l’airsoft n’est pas un palliatif à un refus de l’armée. NON ce n’est pas un entrainement en cas de guerre civile ou mondiale. NON je n’ai pas d’armes chez moi. NON je ne prend aucunement plaisir à la maltraitance, la torture ou l’humiliation d’autrui ou d’animaux. NON je ne recherche ni l’autorité, ni la domination, ni le pouvoir (supposé) pas plus qu’une quelconque compensation phallique (supposée elle aussi) pour rentrer dans le jeux du cémwakélaplugrande.

Mais, en dehors de tous ces gros clichés biens nases et indignes d’un enfant de 6 ans, c’est assez fou je trouve de devoir expliquer 50 000 fois (voire devoir justifier) qu’un airsofteur n’est pas un criminel multi récidiviste en attente d’un braquo entre le kidnapping du matin et la séance de torture du soir. (pas plus qu’un basketteur, un handballeur ou un nageur en tout cas)

Tout comme quand certains de vos gosses jouent avec leurs pistolet a eau ou autres « Nerferies » sous vos regards émerveillés

 » – qu’ils sont mignons ces petits quand ils jouent aux cowboys et aux indiens »

Alors qu’est ce qui change ensuite ? Pourquoi un passe temps enfantin et mignon (…) deviendrait il a 18 ans et après un rendez vous de psychopathes en manque d’hémoglobine, d’adversaires a humilier, de napalm et de chairs brulées au petit matin ? Pourquoi donc est il si difficile pour une large majorité de gens de faire la différence entre le jeux et la réalité ?

L’AIRSOFT EST UN JEUX, NI PLUS NI MOINS !!

Déjà, différencions les mots, ça à l’air de rien mais c’est très important :

– Dans la réalité, des soldats utilisent des armes qui tirent des balles pour tuer.

– En airsoft, des joueurs utilisent des répliques qui lancent des billes pour outer (mettre hors jeux)

Ensuite, différencions les faits :

– Dans la réalité la personne touchée souffre, saigne, crie, pleure, voir meure…

– En airsoft, la personne se déclare touchée d’elle même et apprécie le reste de la partie en spectateur. Car oui, ce jeux est basé entièrement sur le fairplay :

Le fair-play, l’esprit sportif ou le franc-jeu désigne une conduite honnête dans un jeu, puis dans toutes circonstances. Utilisé couramment dans le monde du sport, ce terme recouvre à la fois le respect de l’adversaire, des règles, des décisions de l’arbitre, du public et de l’esprit du jeu, mais aussi la loyauté, la maîtrise de soi et la dignité dans la victoire comme dans la défaite. – wikipédia –

Malgré ça, pour deux raisons toutes simples, l’airsoft pâtit d’une image plus que négative et souvent injustifiée.

Reason ONE : l’ambiguïté réel/jeux !

Scénario "évasion a la pricon"

Scénario « évasion a la prison » (malgré les apparences, l’airsoft est apolitique)

A force d’entendre ces réflexions, je les connais par cœur, alors allons y une bonne fois pour toute pour de l’argumentation :

1)  » On dirait des militaires avec vos chaussures et vos fringues « 

Je ne peux sur ce point la que plaider coupable, quand je vais a la plage, je met un maillot de bains, quand je vais faire du snow je met une combi et des boots et quand je vais courir et me cacher dans les bois, je m’habille en conséquence et je prend des chaussures adaptées. Domaine vestimentaire ou effectivement l’armée a un peu d’expérience… Est-ce ma faute ? Par ailleurs un airsofteur n’est pas censé être en tenue complète hors d’un terrain d’airsoft, afin justement de n’être assimilé ni aux militaires, ni aux chasseurs. Toujours est-il que, comme le montre la photo ci dessus, avec un tout petit peu d’adaptation, le kaki est loin d’être une obligation et les parties déguisées sont tout a fait possibles, amateurs d’affros vertes fluos, de nez de clown, de massue géante (en mousse) soyez les bienvenus !!

2)  » vous jouez à la guerre »

Qui en fait après discussion signifie généralement  » vous reproduisez des confits réels actuels ou passés.  » Really ?

OP Squirrel Woods Organisée par l’association OSOK airsoft

Y aurait-il un historien assez calé parmi vous pour me rappeler à quelle période de l’humanité les écureuils ont envahis le Costaguana ?… (Lui même envahi par la Palombie et le Nuevo Rico – autres exemples sur demande)

En Airsoft comme en jeux de rôle (grandeur nature ou pas) le jeux n’est limité que par l’imagination  des participants et organisateurs, dès lors, il serait simpliste et un peu dommage de se limiter à la réalité. Et pour faire court, puisqu’il n’y a que des joueurs et donc pas de « bons » ou de « méchants » c’est plus généralement les bleus contre les rouges 😉

Quand bien même, pour l’avoir fait une fois en tant que photographe PNJ (Personnage Non Joueur) et avoir des amis friands de ce genre de rassemblement, les parties « historiques » ont l’air d’être bien souvent des regroupements de passionnés désireux de jouer et de passer un bon moment avec des personnes partageant leur(s) passion(s) le tout dans un esprit très décontracté et clairement « civil ». Et je dis ça justement en tant que personne qui avait vraiment peur de tomber sur des sauvages bloqués sur « les bons vieux souvenirs du passés », QUE NENNI !!

OP « Tiger Beer » Organisée par l’association SUD AIRSOFT

3)  » vous jouez avec des armes « 

Coupable BIS… Même si effectivement, cela s’appelle des répliques et non des armes, au niveau visuel, pas toujours évident à différencier et quelqu’un qui ne joue pas, ne fera très probablement pas la différence entre le vrai et la réplique. Ceci incluant la police… Ou « Roger » qui chasse… Ou « Robert » qui lui a un port d’arme… Ce peut très vite finir très mal… Pensez y…

Cela dit pour éviter tout probleme de ce type il est STRICTEMENT INTERDIT d’utiliser sa réplique hors d’un terrain d’airsoft et lors de tout déplacement, la réplique doit être :

–  Déchargée (ni chargeur, ni billes, ni batteries ou gaz)
– -Intégralement couverte

Pour les tenues comme les répliques, il s’agit là de la loi française.

code-penal

Après si bien évidemment, je comprend l’appréhension ou la peur que certaines personnes peuvent ressentir (pour des raisons diverses) à la vue d’une réplique, c’est bien souvent le fait que les faux ressemblent aux vrais qui poussent les gens vers l’airsoft et non le paintball, le côté « unique ». Pouvoir se dire « oui je suis le seul habillé comme ça et avec telle réplique » permet au joueur se créer un personnage selon ses envies, sa personnalité, son style de jeux et on peut alors rentrer alors dans l’univers du roleplay qui de suite donne une toute autre dimension au jeux :

L’interprétation du rôle est le fait, dans un jeux de rôle, de parler et faire des mimiques comme si l’on était soi-même le personnage (voir la notion de mimesis). On utilise fréquemment l’anglicisme roleplay. Le concept se rapproche de celui de jeu d’acteur dans les arts dramatiques, on utilise d’ailleurs aussi l’expression jeux théâtral. ‘wikipédia-

4)  » l’airsoft c’est vachement plus violent que le paintaball « 

Comme qui dirait  » au saumon, mon préféré.  » Donc si je résume cette simple pensée en quelques données, au paintball ou les joueurs :

– ont une puissance située généralement entre 10 et 14 joules,
– peuvent tirer a bout portant

Ça va. Mais l’airsoft :

– Puissance max 2 joules
– pas de tir en dessous de 5 mètres, pas de full en dessous de 15 mètres, snipe interdit en dessous de 20

C’est violent… Si un jour quelqu’un comprend la logique, surtout qu’il n’hésite pas a m’expliquer. Je ne dit pas que j’ai jamais prit qq billes un peu rapides dans des endroits sensibles (arrière du crane, doigts, oreille ou même… testicules => faites gaffe aux trous dans vos pantalons… je dis ça, je dis rien…) et qui laissent quelques jours une petite marque mais je ne suis jamais rentré chez moi dans un état similaire :

no comment...

Photo récup sur le net, prise après une partie de paintball

Et j’ai là les principaux reproches que font les gens à l’airsoft sans le connaitre. Rien de bien grave en somme et généralement après une discussion sur le sujet, ces préjugés bidons n’ont plus lieux d’être (j’ai dit, généralement…)

Hélas… Oui hélas… Dans le monde de l’airsoft tout n’est pas rose… Cela serait bien trop beau… Ce qui m’amène à la seconde raison…

Reason TWO : les Connards et connasses !

Désolé pour le vocabulaire mais à mon sens, le plus gros tord causé a l’airsoft c’est cette petite minorité de merde qui, sous prétexte de vouloir jouer, fait ce qui lui plait quand et ou bon lui semble.  J’aurai préféré faire « comme si »… Hélas il faut être réaliste, tristement l’airsoft c’est parfois :

– TOI le militaire, le gendarme (ou le réformé) qui s’ennuie en perm et qui vient « pour s’entrainer »…
– TOI le mineur (l’enfant, pas l’ouvrier) qui à une ou plusieurs répliques d’airsoft CONTRAIREMENT A LA LOI (même quand c’est papa ou maman qui achète, pire qui approuve)
– TOI l’abruti qui joue sur des terrains non autorisés voire interdits en ne respectant ni le lieux, ni le propriétaire
– TOI le bourrin qui joue avec des puissances de tir surréalistes pensant que le but de l’airsoft c’est de faire mal et d’humilier son adversaire
– TOI l’association de loi 1901 « select » et/ou « politisée » qui se prend pour une entreprise du CAC 40, un parti politique ou une milice
– TOI «  »le vrai » » qui te ballade avec des grades, écussons, patchs ou décorations d’armées réelles (passées ou actuelles)
– TOI l’alcoolique qui arrive encore tout bourré de la veille et/ou avec une bouteille pour la journée (et je parle là d’alcools forts)
– TOI le camé qui revient de derrière les buissons complètement défoncé avec des yeux comme des pastèques
– TOI le taré qui te ballade avec une machette grande comme mon bras
– TOI le psychopathe bon à enfermer qui te ballade… Avec une arme… Et qui l’utilise avec des balles a blanc entre deux parties… « Pour rire »… (depuis il s’est engagé, rassurez vous… ou pas…)

Et c’est très tristement tout du vécu… Alors derrière… Quand toi tu veux faire ça bien… Rame la galère, rame !!!

Tu peux nettoyer intégralement et gratuitement un terrain (municipal) à l’abandon, le sécuriser et l’entretenir pendant des années, prendre le temps de discuter avec les passants et les voisins de ta démarche, tu peux même parler pendant une heure d’airsoft avec trois bonnes sœurs autours d’un café, tu peux te monter en asso, avoir un règlement intérieur carré et axé sur le respect et le jeux, avoir tous les papiers nécessaires, pondre des dossiers de demande de 27 pages et bin tout le monde il en a rien a foutre… Pour une raison toute simple…

En airsoft COMME PARTOUT AILLEURS, il y a de très gros cons… Sauf qu’en airsoft bin les gens retiennent que les gros cons…