The age of stupid

Au départ je voulais intituler cet article « le dernier jour de mes vacances » pis… Le sujet me fout beaucoup trop les boules et malgré mon cerveau de secours qui me dit qu’être moralisateur ou agressif ne sert à rien… Je suis pas sur de pouvoir m’y tenir tellement parfois j’ai des envies de pleurs, de rage, de dents que j’aide à frapper violemment des trucs durs… Y’a quelques années j’avais déjà fait un ou deux papiers du genre j’avais alors appelé ça « Bande de gros porcs »…

Comme quoi y’a une évolution…

 » In my opinion our use or misuse of resources the last 100 years or so, I’d probably rename that age, something like The Age of Ignorance, The Age of Stupid.  »

– Alvin DuVernay –

 

Panorama 1

Il est 6h du mat je me réveille tout doucement face à la mer sur une sorte de léger promontoire au dessus d’une plage dans un parc national avec le soleil qui pointe doucement son nez… Y’a pas de bagnoles, pas de bruits parasites, juste moi, la mer, ma copine qui dort encore à côté et les grillons qui chantent déjà tous en cœur… Le matin parfait du dernier jour de tes vacances…

Ou presque…

Juste le temps de ramasser les quelques petits déchets qui trainent ci et la, laissés par les précédents locataires du coin, pour parfaire le moment.

Juste ?….

A peine lancé dans cette petite session nettoyage que notre petit dej se transforme en mission commando nécessitant une tenue complète et imperméable type décontamination lourde…

Au menu :

  • Une toile de parasol,
  • une dizaine de canettes en métal,
  • une trentaine de bouteilles en plastique,
  • deux ou trois morceaux de tente,
  • deux boites de conserve (pas ouvertes),
  • un sac poubelle de 60l (non utilisé…)
  • une cinquantaine de mégots,
  • deux casseroles,
  • des tampons hygiénique,
  • des emballages de capotes,
  • de la corde,
  • un paquet de pâtes pas fini
  • deux ou trois poubelles emballées mais discrètement cachés dans des buissons
  • et j’en passe…

Triste listing pour un rayon de 10 mètres et environ quinze minutes de notre temps… Listing dans lequel personne n’est épargné, il suffit de lire les emballages, allemand, français, espagnol, italien, arabe, anglais, « asiatique » et « russe » (dsl je pratique pas alors pour différencier…) tout le monde y passe.

Le temps de finir notre petit dej, de ranger notre matos et d’apporter notre funeste magot à une poubelle, c’est sur les nerfs que je propose à ma copine un mojito matinal pour se détendre et gamberger un peu sur le problème.

En traversant le parc national de Cinq Terre d’un bout à l’autre, comme bien souvent, on a trouvé que c’était aussi somptueux que dégueulasse… Partout… Pire même, on a eu l’impression que chaque panneau indiquant qu’il ne fallait pas jeter ses déchets (traduit en plusieurs langues) servait à l’inverse de décharge à ciel ouvert…

En fin de brainstorming, encore bien remontés, nouveau listing, des possibles cette fois ci :

– instauration d’amendes excessives pour les pollueurs pris sur le fait
– augmentation de de la prévention, notamment auprès des plus jeunes
– mise en place de battes de base ball derrière des vitres « à briser en cas d’urgence »
– création d’un collectif ou d’une asso
– réalisation d’un dossier complet sur le sujet
– recherches d’études déjà menées sur le sujet
– réduction de nos déchets personnels
– création d’un « label » non pollueur
– mise en place de partenariats avec les collectivités locales

Et c’est sur cette dernière idée que je pars direction la mairie de Monteresso al mar, armé de mes trois notions d’italien et toute ma motivation pour discuter un peu et gratter du sac poubelle pour continuer de nettoyer la plage.

Je vous passe les détails pour en arriver au résultat :

DSC_06432

200 litres en moins d’une demie heure à deux, aidés d’une dame sur la fin, mais ne vous y trompez pas, si on avait été 50 au lieu de 2 on aurait pas été 25 fois plus vite. On aurait eu 50 sacs remplis…

Bordel…

Des missions du genre j’en ai fait un paquet du temps ou j’habitais Aix-Les-Bains et les environs, maintenant que j’habite Sallanches, c’est pareil, tout comme en Espagne, en Allemagne, au Québec, en Angl…

En fait à peu près chaque endroit ou j’ai été ces dix dernières années, les connards pollueurs sont partout, réussissent à découvrir les moindre coins ou recoins pour être surs de bien tout niquer ou au pire s’en remettent aux courants et aux vagues pour parfaire leur œuvre…

Comment on en est arrivé là ?…

Quand j’étais môme, y’avait pas encore internet mais on était déjà sensibilisés à la pollution alors ma plus grande question reste de savoir comment, de nos jours, a l’heure de l’ultra communication, des gens peuvent s’en foutre ?

Parce que je ne peux pas croire à l’ignorance…

Je suis preneur de toute info pertinente, de tout contact utile (ou renseigné) ou de toute motivation pour… Je sais pas encore quoi mais il est évident que l’inaction n’est pas la solution !!

Amèrement,
P.F.Y.

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Gaz de Schiste – Rhones Alpes

Un papier qui me tient a cœur vu le sujet et la différence assez hallucinante que je constate entre le nombre de panneaux fleurissants sur les bords des routes et le nombre de gens que je croise et qui n’ont jamais entendu parler du GAZ DE SCHISTE. Pour commencer donc, une définition s’impose :

Le gaz de schiste, également appelé « gaz de roche-mère » ou « gaz de shale » (en anglais : « shale gas »), est un gaz d’origine naturelle, engendré par la décomposition d’argile riche en matières organiques, et extrait à partir de terrains marneux ou argileux. Contrairement au gaz naturel, il est piégé dans les roches poreuses qui le produisent, et il est nécessaire de détruire la structure de ces roches pour pouvoir le récupérer.

Il joue un rôle croissant dans l’approvisionnement en gaz aux États-Unis depuis le début du XXIe siècle. Le succès que rencontre ce nouveau type d’exploitation aux Etats-Unis est sous-tendu par les fortes subventions accordées, et par la législation locale, qui permet au propriétaire de mieux bénéficier des ressources du sous-sol qu’en France.

Le potentiel gazier des schistes intéresse aussi plusieurs gouvernements du Canada, d’Europe, d’Asie et d’Australie. Divers analystes s’attendent aussi à ce que le gaz de schiste puisse accroître considérablement les approvisionnements énergétiques mondiaux. Selon une étude du Baker Institute of Public Policy de l’Université Rice, l’augmentation de la production de gaz de schiste aux États-Unis et au Canada pourrait contribuer à empêcher la Russie, le Qatar et l’Iran de dicter des prix plus élevés pour le gaz qu’ils exportent vers l’Europe.

Toutefois, les risques sismiques et les problèmes environnementaux constatés, et notamment la pollution de l’air et de l’eau, entrainent une forte défiance de l’opinion publique et de certains gouvernements vis-à-vis de cette ressource.

Du fait de ces intérêts antagonistes, le sujet fait l’objet de controverses via des blogs ou manifestations, ainsi que d’un lobbying de la part des compagnies impliquées.

Gaz de schiste – wikipédia –

Et puisque des images valent mieux qu’un long discours, voilà les deux vidéos par lesquelles j’ai découvert le sujet :

La première, relativement courte, est une campagne de sensibilisation Québécoise sortie en 2010 visant a instaurer un moratoire afin de repousser, voir abandonner la fracturation dans tout le pays.

La seconde est le documentaire de Josh Fox intitulé « Gasland » (en stream et en 7 parties) qui nous plonge plus en détail dans l’horreur de ce qu’est vraiment le gaz de Schiste.

Seconde vidéo qui il y a peu a fait l’objet d’une autre honteuse vidéo Truthland: Dispatches from the Real Gasland, vidéo publicitaire financée par l’industrie gazière vantant la découverte du gaz de schiste et louant ses bienfaits sur l’environnent et l’humanité. A en croire cette vidéo, il ne faudrait pas spécialement extrapoler pour se dire que Jésus est revenu (encore) cette fois ci, sous forme de gaz !!

Ce qui m’amène a l’actualité et plus précisément l’actualisée locale suite aux déclarations de François Hollande qui refuse l’exploitation de 7 gisements de gaz, en laissant sciemment un nombre inconnu (entre 52 et 93 selon les sources) en attente d’une potentielle validation rendant donc, contrairement à ce que beaucoup pensent, le débat toujours ouvert a une amélioration en faveur des gisements et de leurs exploitants… Le changement c’est pas maintenant.

Suite à ces déclarations (et à l’appel des collectifs de nombreux pays ayant participé au sommet des peuples a Rio le 22 juin dernier) s’organisaient, en France du moins, quatre manifestations (Saint Christol- lez- Alès ( Gard), à Tournan en Brie (Seine et Marne), à Aix les Bains (Savoie) et à Beaumont de Lomagne ( Tarn et Garonne) afin de faire clairement passer le massage :  » NON, c’est NON « 

Aujourd’hui sur Aix les Bains, a l’appel des Amis de la terre de la Confédération paysanne de Stop au gaz de schiste et avec la participation d’autres associations et collectifs Rhône Alpins (dont la Brigades Activiste des Clowns chamberiens) une manifestation a travers le centre ville était organisé et si je peux me permettre, dans cette ville un tel événement c’est comme une bonne grosse chiasse sur un costard blanc, ça interpelle voir ça dérange bref ça fait bien plaisir a voir !!!! (2500 personnes  selon les orgas, pas de chiffre selon la police) Pour les passants et les sceptiques éventuellement enclins a l’exploitation des gazs, un quizz était proposé sous forme de « vrai » ou « faux », hélas les réponses sont simples a trouver :

– La fracturation est interdite en France/la fracturation hydraulique ne met pas en danger les réserves d’eau/le gaz de schiste ne peut pas polluer l’eau sauf malfaçon des forages/le gaz de schiste est une énergie fossile des plus propres/les pollutions observées aux USA ne concernent que les nappes phréatiques/le gaz de schiste permet de retrouver la croissance/les estimations des compagnies pétrolières sont fiables/tous les citoyens des états unis et du canada sont satisfaits de ce nouvel eldorado : FAUX !

Reste « pour sa défense » le fait que ces exploitations créeraient (en France toujours) quelques centaines d’emploi… Et améliorerait notre balance commerciale… Money money, must be funny… In a rich but dead man’s world…

Un sujet très loin d’être enterré donc, aussi bien au niveau international que régional, et donc à suivre de très près, si les collectifs locaux et internationaux sont sur la brèche et restent mobilisés, politiques et industries ne laisseront pas tomber, dès qu’il a du pognon en « jeux » y’a tristement toujours des gens qui abandonnent la raison pour le profit, comme le dit si bien Stupéflip « C’est la nature humaine… toujours l’même probleme ! »

P.F.Y.