HP – Historique de l’asile

couv

L’annexe – Znaybr, Reileb, Matt Raisin – An 4 après HP

Avant propos :

Suite au grand incendie de l’an 5 après HP qui ravagea l’asile il n’existe à ce jour plus aucun manuscrit original ou document officiel relatant sa création. De surcroît, le premier historien de l’asile ayant mystérieusement disparu,, il est relativement difficile d’arriver à établir un historique clair et complet.

Ce qui suit est un recoupement des diverses informations glanées au fur et à mesure de mes rencontres avec une partie des patients de l’asile à la fin de l’an 5 après HP. Les témoignages des patients sont parfois à prendre avec des pincettes ou a décoder. J’espère au mieux avoir retranscrit leurs propos.

Certains lecteurs crieront probablement au scandale devant les zones d’ombre et le manque d’investigations de ma part afin de rassembler tous les éléments, d’autres crieront sûrement au plagiat, je ne peux rien pour aucun des deux, il est de notoriété publique que la paperasse administrative de l’asile a toujours été floue et son historique, depuis le début, étroitement lié a un hôpital d’un tout autre genre.

Les notes entre parenthèses sont des rajouts personnels que je n’ai pu étayer. Toute information à leur sujet est la bienvenue afin de compléter cet historique.

Trois rivières

Trois-rivières – Znaybr &…….. – An 3 après HP

2002

Aucune information sur cette période que les patients appellent de nos jours l’an zéro. Il est clair qu’un événement majeur s’est produit à cette époque hélas ma recherche ne saurait aboutir faute de gens pour en témoigner ou de preuves concrètes et solides.

(S’il est impossible de savoir quand a exactement commencé ce nouveau calendrier, c’est à partir de 2002 qu’une année ne représente plus (forcément) 365 jours.)

An 1 : les prémices

Un samedi soir de glande de l’an 1 après de longues heures d’errance sur internet, les deux patients originaux, Nerd et Znaybr, se diagnostiquent tous deux les mêmes symptômes. Ils s’emparent alors de leurs appareils photos et tentent de maximiser les clichés afin de pouvoir étudier leurs cas en profondeur.

Dans l’espoir d’augmenter les chances d’un diagnostique rapide, ils rencontrent sur Lyon (et alentours) quelques experts mais très vite tous doivent se rendre à l’évidence, bien que certains spécimens d’étude semblent immunisés, ils tiennent dans leurs mains la première maladie psychologie contagieuse…

Ils contactent Matt Raisin, auteur amateur, dans le but de lancer un appel au secours et alerter les services publics mais ce dernier, à moitié fou, enfermé dans sa grotte depuis trop longtemps un casque sur les oreilles à gribouiller des p’tits bouts d’trucs en décide tout autrement, créant de ce fait et sans le savoir le concept qui servira de base au futur asile.

L’époque est troublée et d’une manière différente mais tout aussi étrange qu’à son commencement, l’an 1 se finit contre le bitume avec dans le nez l’odeur du plastique brûlé et dans les oreilles le bruit des matraques contre les boucliers…

Photo 010

Lyon – Znaybr et Thomas – An 1

An 2 : L’asile

Alors que Znaybr et Matt Raisin commencent à organiser quelques voyages autours du monde bien décidés à propager leur maladie et à rencontrer d’autres patients, leurs préparatifs sont interrompus par la rémission soudaine et inexplicable de Nerd. Le trio se réunit au plus vite pensant pouvoir inverser le processus mais après de nombreuses tentatives et expériences rien n’y fait, la guérison est totale…

(Une cérémonie funéraire semble avoir été organisée afin de commémorer cette guérison mais impossible d’en savoir plus. A priori Nerd n’est par la suite jamais revenu à l’asile.)

Malgré le nombre de patients français grandissant et afin de ne pas se laisse abattre par la disparition du trio original, Znaybr et Matt Raisin décident de partir non seulement plus tôt mais aussi séparément.

Znaybr embarque Bezu Ze Pimp en Amérique latine tandis que Matt Raisin traverse le Rhin en excellente compagnie direction le plus gros concert de sa vie. Des deux côtés, les voyages sont riches en enseignements et en rencontres diverses même si il semblerait que le festivalier européen soit plus facilement contaminable que l’habitant bolivien.

A peine rentrés en France, Znaybr et Matt Raisin se retrouvent afin de partager leurs expériences et, devant le nombre de nouveaux patients recensés à travers le monde, prennent petit à petit conscience de ce qu’ils ont créé. Ils décident alors de réunir leurs fonds afin de créer l’Asile, refuge étrange mais hospitalier pour toutes les âmes en peine.

Il ne lui manque qu’un nom mais l’attente est de courte durée, après un rapide brainstorming Horizontal Prod l’emporte haut la main, répondant par la même à une question que des centaines voire des milliers de lapins se posent encore aujourd’hui.

aplatventre 1

Logo Définitif 1 – Znaybr – An 2

An 3 Après HP : Peace and Tranquility to us

Le nombre de patients et quelques rentrées d’argent aidant, l’an 3 après HP commence par la création dans l’asile d’un espace dédié à la petite enfance ainsi que l’installation, près du jardin, d’une cour de récréation, le tout semblant arriver à calmer même les ardeurs horizontales des plus fervents extrémistes adultes.

A cette date l’asile recense pas loin d’une centaine de patients répartis dans une quinzaine de pays donnant à l’asile un petit côté tour de Babel des plus appréciable. Ils semblerait que les patients italiens et nord américains soient particulièrement atteins et nombreux à cette période.

C’est aussi en l’an 3 après HP qu’apparaissent les deux premiers (seuls?) patients naturistes., amateurs occasionnels du apoilventre ainsi que le premier patient félin.

A ce jour l‘année horizontale la plus paisible et la plus florissante pour l’asile. Quelques soucis de voisinage, une ou deux plaintes et qq courses poursuites mais rien de bien grave, il faut bien que jeunesse se fasse.

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le monde selon HP – Carte MAJ en début d’an 6 après HP

An 4 après HP : Je suis Légion

Devant l’arrivée régulière de nouveaux patients le conseil d’administration décide de s’élargir et intègre en son sein Reileb, patient récemment diagnostiqué et doué dans le langage des signes.

Afin de marquer le coup (et se découvrant de nouvelles possibilités de contagion) ce tout nouveau conseil décide d’abandonner l’annexe préfabriqué qu’il louait pour construire de ses propres mains un annexe digne de sa réputation et à son image.

Dans cette même mouvance et afin de contrer les détracteurs de l’asile, de plus en plus nombreux, l’asile lance les premières misions commando. A ce jour nous savons juste qu’une quinzaine de patients y ont participé de leur plein gré.

Hélas si les les réussites de ces missions demeurent aujourd’hui encore inconnues (Le secret sur ces dernières ne pourra être levé qu’en l’an 54 après HP) le seul fait rendu public de ces missions est la disparition de Matt Raisin…

Porte parole de l’Asile et principal activiste extrémiste horizontal, ce dernier péchant sans doute par excès de confiance disparaît mystérieusement durant une mission solo dont lui seul connaissait l’objectif. Seuls seront retrouvés au sommet d’un immeuble Chambérien, son appareil photo,  un litre de kerdane et une note griffonnée :

« – A plat ventre
– Tu n’idolâtrera aucun visage
– Tu n’aura pour dieu que l’asile et…
– La drogue n’est pas une voie horizontale fiable
– Je suis fatigué d’expliquer… « 

Sur la carte mémoire une seule photo (désormais disparue) :

source inconnue, toute info bienvenue

Appelée par un proche voisin, la police déclarera une fois sur place: « Laissez nous faire notre travail, dès que nous aurons de plus amples informations croyez bien que vous en serez les premiers informés. »

Paradoxalement, suite à la disparition de Matt Raisin si les patients sont toujours de plus en plus nombreux et affluent de toute part, les caisses de l’asile sont vides, les créanciers tapent aux portes et, à regret, l’annexe doit fermer…

C’est tout juste à ce moment que Tof, nouveau patient en phase 3, propose (à ses frais) la construction d’une école ainsi que d’une salle de projection dans cette dernière afin tout d’abord de mettre la priorité sur l’éducation des plus jeunes et ensuite pour pouvoir diffuser un reportage récemment tourné par les patients de l’asile sur leur propre maladie.

Le reportage est diffusé 7 mois plus tard, le jour de l’inauguration de l’école entre les patients les plus fidèles et les plus malades.

Et c’est ainsi, sur fond de Pearl Jam, avec des petits fours et du champagne que se termine l’a 4 après HP.

(le reportage réalisé en grande majorité par Matt Raisin n’ai jamais été fini ou jamais diffusé fini en tout cas (la version de l’avant dernière s’intitulant « HP3beta ») toute piste pour en retrouver une version originale et/ou définitive est la bienvenue.)

An 5 Après HP : le grand incendie

Pierre-François Youssouf, patient hébergé depuis quelques temps à l’asile, se propose de remplacer Matt Raisin en tant que porte parole. Les délibérations du conseil d’administrations sont longues et il est décidé de le mettre à l’essai, à juste titre.

Il s’avère que Pierre-François est bien plus efficace en extrémiste activiste qu’en porte parole, il est donc tout naturellement redirigé vers l’entrainement et l’accompagnement des nouveaux ou jeunes patients.

Hélas les quelques mois de préparation de suffiront pas… Les détracteurs de l’asile visiblement résignés à ce que ce dernier ferme se réunissent pour agir de concert et enfoncent les portes de l’asile en pleine nuit un certain 17 avril.

La bataille est rude et l’asile manque de peu de prendre le dessus un moment mais faute d’assez de valeureux guerriers, les défenses de l’asile finissent une à une par céder et en cent fois moins de temps qu’il n’en a fallu pour le construire, tel un château de cartes emporté par un tsunami, ce dernier disparaît dans les flammes sous les yeux impuissants de ses créateurs et habitants…

Dépités et amers d’avoir vu leur travail réduit à néant, de nombreux membres du conseil d’administration préfèrent démissionner et s’exiler. Les rares membres et patients restant fidèles à l’asile tentent ci et là de monter de petits centres d’accueil de quartier mais le cœur n’y est plus… HP était mort…

Znaybr s’exile outre atlantique, Tof en profite pour se réorienter, Reileb s’en va direction ailleurs et Pierre-François Youssouf disparaît à son tour, non sans laisser lui aussi une note. Bien plus explicite celle-ci :

« Monde de merde »

FIN DE LA PREMIÈRE ÈRE HORIZONTALE

Luc,
Historien officiel de l’Asile depuis l’an 6

– Boite au lettre de l’asile : horizontalprod@gmail.com
– le préfab temporaire de l’asile : https://www.facebook.com/groups/1892442160993625/

Band Of Guignols

Guignols and proud to be !

Guignols and proud to be !

Avant propos :

Bon, bon, bon… Après mon premier papier coup de gueule sur un certain type d’airsoft et des retours qui en ont découlé, je trouvais injuste de rester sur cette image là et de ne pas redorer le blason de ce sport/loisir/passion/jeu, parce que quoi que puissent en dire ses détracteurs, il le vaut bien ! 🙂

J’ai tenté en écrivant cet article de rester fidèle aux guignols qui ont fait plus que m’inspirer et de ne pas me censurer. Ni dans les propos, ni dans les photos ou visuels, au risque peut être de choquer ou de me heurter à des lecteurs qui auront du mal a enlever leurs œillères.

J’invite ces derniers à essayer de voir les choses différemment, à se dire qu’en grande majorité un airsofteur ou une airsofteuse (oui ça existe et pas que « la copine de ») sont des gens tout ce qu’il y a de plus normaux que peut être sans savoir vous croisez tout les jours dans votre escalier ou chez le boucher. Niveau sécurité l’airsoft est à peu près aussi dangereux que l’escalade ou l’aqua-mobylette c’est à dire nullement si bien encadré et niveau prix c’est à peu près aussi cher pour commencer que n’importe quel autre sport en club ou association. (cotisation + assurance + achat de matériel de jeux et de protection, perso j’ai commencé avec 400€)

Prenez aussi note de ce qui suit, je n’utiliserais une majorité des mots qui suivent que dans ce paragraphe :

En airsoft, malgré la ressemblance, il n’y a aucune ARME, ce sont des RÉPLIQUES et si il y a bien des MINES, des GRENADES et des COUTEAUX, les premières n’envoient que de l’eau; les secondes rien du tout a part un « bang » digne d’un pétard et les troisièmes sont OBLIGATOIREMENT en PLASTIQUE SOUPLE. Personne n’est MORT, les gens sont OUT puisqu’on ne TIRE pas des BALLES mais on LANCE (a une puissance obligatoirement inférieure à 2 joules) des BILLES (biodégradables) et ce ne sont pas des SOLDATS mais des JOUEURS PROTÉGÉS avec des protections ADÉQUATES (un masque de snow ne compte pas…) et parmi lesquels il n’y a aucun MINEUR. Les ASSOCIATIONS (loi 1901) et joueurs sont ASSURÉS, les AUTORITÉS locales (pompiers, mairie, police) sont prévenues, la présence de joueurs et l’organisation de PARTIES sur les terrains AUTORISÉS est ENCADRÉE par un voire plusieurs RÈGLEMENTS en plus de le LÉGISLATION FRANÇAISE ou des divers accords mis en place avec le ou les PROPRIÉTAIRES de terrains. De surcroit, l’utilisation et le port de certains UNIFORMES est, chez nous du moins, strictement réglementé et réservés aux joueurs ayant fait preuve de leur détachement total de l’idéologie MILITAIRE, RELIGIEUSE et/ou POLITIQUE pouvant être véhiculée par ces mêmes uniformes.

Pour les divers membres d’associations qui diront « ho mon dieu, un uniforme allemand, chocking !!! Verbotten !!! » je vous invite a vous (re)pencher sur les diverses guerres d’Algérie, d’Indochine, sur le régime de Staline, de Poutine, de certains pays de l’est ou d’Asie ainsi qu’aux états unis et biens d’autres encore, actuels ou passés. Ce genre de réflexion relativement commune est vraiment plus qu’hypocrite je trouve et la législation française n’interdit pas (sur terrain privé et hors de vue de la voie publique toujours) l’uniforme qui est celui de la Werhmacht avant d’être celui des nazis, la législation française interdit (hors tournage de film ou reconstitution historique, dans les deux cas à déclarer en préfecture au préalable) les divers symboles fascistes qui peuvent éventuellement se trouver dessus.

Pour ce qui est du fond de la pensée en elle même, un monsieur bien plus sage que moi a un jour dédié un de ses livres de la façon suivante :

« À la mémoire de mon grand-père Leprêtre, ancien combattant de Verdun, mineur de fond, et à celle de mon père, ancien résistant, professeur, qui m’ont ouvert en grand la mémoire de l’horreur et fait pourtant apprendre la langue allemande, parce qu’ils sentaient bien que le manichéisme en histoire est une sottise. »

– Michel Quint- 2000

J’approuve totalement !

Pour les mineurs motivés à pratiquer l’airsoft, je ne connais pas votre frustration mais soyez patients !! Je ne peux qu’insister sur la nécessité de respecter la législation française et d’attendre votre majorité. Sans parler du jeux illégal ou « à la sauvage » (même toléré/financé/autorisé par papa et maman…) quasiment aucune association ne vous acceptera, même avec des répliques adaptées à vos âges (sachant que la moindre petite réplique achetée dans un magasin lambda, en supermarché ou chez un buraliste (…) est déjà trop puissante…) et je vous invite a vous méfier fortement de celles qui vous accepteraient. Renseignez vous, faites le tour des forums des associations pas loin de chez vous, regardez aussi les forum nationaux et encore une fois, soyez patients ! Le fait d’attendre pour jouer dans de bonnes conditions, de manière encadrée et sécurisée sur un terrain autorisé, ne pourra que décupler votre plaisir à jouer et découvrir enfin ce loisir sans le marginaliser plus qu’il ne l’est déjà.

Ces petites explications faites… Place aux réjouissances !

 I don’t know if we have crossed enough rivers to be men but i know that this experience have changed us, that we would never be the same after this…. We were young and experiences keep us united. We were full of illusions and life has opened our eyes… Now for the world we were, are, and shall be Band of guignols. In loving memory of all sad clowns. »

Georges Abitbol – Chiquito 1975

BAND OF GUIGNOLS

"lets play victory" ou comment l’Allemagne a perdu la guerre du Vietnam face a trois as de pique

« lets play victory » ou comment l’Allemagne a perdu
la guerre du Vietnam face à trois as de pique…
True story dude… PFY©2014

Le monsieur habillé en soldat de la Werhmacht à gauche c’est le président d’une des deux assos d’airsoft dont je fais parti, créée cette année, et qui pratique l’airsoft depuis pas loin de 10 ans. Le monsieur face à lui, habillé en GI américain période Vietnam c’est le président de l’autre asso créée elle en 2008. Autrement dit et malgré peut être les apparences premières, ce sont des gens responsables qui pratiquent l’airsoft depuis longtemps, qui savent faire la distinction entre l’airsoft, le jeux et le reste de leur vie et qui sont conscients des droits et devoirs d’une association ainsi que de la responsabilité qui leur incombe auprès des membres, des autorités ou vis à vis du regard qu’a le « grand public » de l’airsoft. Pour résumer ce sont des guignols certes mais des guignols conscients et fiers de l’être !

Et en dehors de ce « choc » des guignols que j’aime beaucoup, ce que j’ai voulu représenter avec cette photo c’est en partie le fait que malgré leurs différences d’uniformes, d’époques, les mitrailleuses lourdes sur les sacs de sable en arrière plan, toute la symbolique qu’a chacun de ces éléments ainsi que l’improbabilité d’une telle rencontre entre ces deux personnages, ces derniers ne font que jouer aux cartes et semblent sourire. Parce que sur cette photo comme en airsoft, a partir du moment ou la base est posée, ce qui est important à retenir c’est le jeux et le rire  !

C’est la base très claire et revendiquée d’une grande majorité d’airsofteur et d’airsofteuses a qui j’ai posé la question, l’envie de jouer et de se détendre en plein air quel que soit le temps, de péter un bon câble sans causer de tord a personne ou sans drogue ou excitant quelconque (tabac, alcool café, boissons énergisantes, gloubiboulga, herbe, chocolat, même combat), de faire une coupure plus ou moins nette avec le reste de la semaine, d’être quelqu’un d’autre un temps, s’évader sans se prendre au sérieux. Pour ma part, avec les années et une quinzaine de sports essayés ou pratiqués au compteur, je n’ai toujours pas trouvé d’équivalent qui permettait de se défouler physiquement et moralement aussi radicalement.

Mais il manque un point essentiel dans ce court listing (non exhaustif) que je ne saurais oublier sans me flageller violemment à la gloire de Cucu car l’airsoft est un jeux collectif et le côté humain y est donc plus que présent !

BAND OF GUIGNOLS VALUES

Premier Visuel du forum lors de la création de l’association OSOK Airsoft – Znaybr©2008

Tout comme les deux personnes sur la photo au dessus, les pratiquants et pratiquantes d’airsoft viennent de tous horizons, de toutes origines ou catégories socios professionnelles. Il y a des hommes, des femmes, des jeunes (majeurs) des moins jeunes (58 ans pour le plus vieux au dernier recensement perso) certains ont pour 3000€ de matos, d’autres 150€, certain(e)s ont « la tenue complète », d’autres jouent en jean, baskets, certain(e)s sont des passionné(e)s d’histoire, certain(e)s préfèrent le côté stratégique plus long et moins violent que le paintball, certain(e)s préfèrent le côté rôle play quand d’autres encore cherchent juste à se défouler.

Mais tous sont réunis par la même vision de l’airsoft et tous sont capables d’oublier leurs éventuelles divergences pour arriver aux divers buts communs cités au dessus. Le tout normalement facilité par le fait qu’en l’airsoft, à l’inverse du paintballl, les billes ne tachent pas et les arbitres n’étant pas une obligation (ni même ne peuvent tout voir, un terrain d’airsoft n’est pas aussi petit, plat et dégagé qu’un terrain de rugby) c’est donc à chacun de déclarer ses propres touches.

Et il ne s’agit bien sur pas du pays des bisounours ou il faut être pote avec tout le monde qu’il est beau et il est gentil, non c’est fini le collège et les boums dans la cave de papa, maman. Il s’agit du pays de l’airsoft qui est censé être un monde d’ADULTES où il faut RESPECTER tout le monde en tant que joueur. Je jouais et joue encore avec des gens avec lesquels je le sais, pour diverses raisons nous ne passerons jamais de petites soirées à boire une binouze dans un bar ou a se faire une bouffe chez les uns ou les autres. Par contre ce sont des gens que je respecte et qui sur le terrain comme en association, sont mes égaux puisque mus par la même envie/passion.

Les 6 ou 7 personnes avec qui j’ai commencé l’airsoft étaient soit un de mes frangin soit des potes et tout a toujours été fait dans le respect de la loi sur les terrains comme dans les papiers Par extension, une fois cette base stable posée, le fair-play et l’ambiance décontractée sur le terrain ont toujours été de rigueur voir notre marque de fabrique et nous ont rapidement poussé a choisir un leimotiv et une mascotte adaptés :

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Écusson : Znaybr©2008 – Photo : PFY©2009

Mais ces valeurs sont heureusement loin d’être les seules ou notre unique propriété. Dans les champs, forêts ou bâtiments du petit monde de l’airsoft, il y a toute une foultitude de joueurs et joueuses respectables et respectueux que cette aventure humaine attire. Car il s’agit bien d’une aventure, ne vous y trompez pas !

Lors d’une « partie du dimanche » (journée composée de plusieurs petits scénarios et entrecoupée de plusieurs pauses entre chaque partie et a midi pour manger) l’entraide, le partage et l’esprit d’équipe sont déjà de mise mais imaginez vous maintenant sur une partie de plusieurs jours (OP) quand vous devez partager votre « quotidien » (un quotidien particulier certes) avec d’autres joueurs le tout sans pause hors jeux.

Imaginez vous sous une pluie battante et une nuit sans lune rampant dans les hautes herbes à l’approche du camp ennemi en cherchant à distinguer quelle tache sombre est un adversaire et non un buisson.

Imaginez vous le lendemain en plein soleil à regarder votre carte pour vous repérer sur un terrain de XX hectares que vous ne connaissez pas tout en vous demandant si des adversaires ne sont pas juste à côté.

Imaginez vous construire des barricades, nids de mitrailleuses ou tours de guets en bois. (oui, l’airsofteur est généralement adepte des cabanes dans les arbres)

Imaginez vous courir tout seul à travers champs et bois sans savoir où vous allez pour fuir un adversaire trop fort pour vous.

Imaginez vous en train de vous demander si votre plan de sauvetage à première vu parfait n’est finalement pas une grosse mission kamikaze.

Imaginez vous vous faire cuire votre petite tambouille au réchaud au moment ou l’équipe adverse attaque votre camp.

Imaginez vous de nuit dans une foret ou la lumière ne passe pas et où vous ne voyez pas vos propres mains confondant lumières a 100 mètres et lucioles à 1 mètre 50.

Imaginez vous au petit matin devoir traverser une rivière pieds nus pour finir otage et attaché à un piège en attendant de l’aide de votre équipe.

Imaginez vous un adversaire qui tout sourire vient vous féliciter de l’avoir mis hors jeux alors que vous même n’en étiez pas sur.

Imaginez vous, après plusieurs heures de jeux de jour comme de nuit, partager un délicieux Chili con carne maison avec les PNJ et adversaires motivés le temps d’une trêve de quelques heures bien méritée.

Imaginez vous en train de jouer parce qu’on vous a prêté l’intégralité du matériel de jeux et de protection nécessaire.

Vous la sentez un peu là l’expérience humaine à part ? Vous le sentez comme les gens proche de vous dans ces situations deviennent des êtres précieux à chérir et aider ?

Dans d’autres mesures et proportions, j’ai un peu l’impression d’essayer d’expliquer quel gout a le chocolat ou qu’est ce que ça fait d’être amoureux à quelqu’un qui ne connaitrait aucun des deux et je sais qu’une partie de la précédente énumération doit me/nous faire passer pour de gros malades auprès des profanes mais tout d’abord soyez en surs, arrivé au dimanche vous n’aurez plus la même vision des gens avec qui vous êtes arrivés le vendredi, c’est une certitude et dans 99% des cas, une bonne surprise.

Après même si j’ai quelques exemples à qui ça n’a pas posé de probleme une seconde, une OP est peut être un départ un peu radical pour découvrir l’airsoft. Cela demande notamment un minimum de connaissances sur les règles de sécurité (qui sont nombreuses) ainsi que parfois, la capacité de se mettre dans la peau d’un personnage ce qui sans offense aucune n’est pas inné chez tout le monde.

OP Squirrel Woods 3 - Blacklisted - PFY/Reileb 2014

OP Squirrel Woods 3 – Blacklisted – PFY/Reileb©2012

RAPPORT D’ENQUÊTE

En écrivant cet article, je n’ai pas réussi à trouver quel mot clair et explicite utiliser pour définir l’airsoft, sport, jeu, loisir, passion… No sé… Surement parce que c’est un peu tout ça à la fois, surement aussi parce que les petites cases bien rangées c’est de la merde et que les raisons de chaque joueur ou joueuse sont diverses et nombreuses.

Mais je sais que pour une grande majorité ces raisons sont saines et les valeurs qui en découlent aussi. Elles sentent bon le respect de chacun et les fleurs des champs au bout des répliques plutôt que la compétition et les baïonnettes, elles parlent de gentils fions, d’unité et de connaissance de l’histoire plus que de grosses moqueries, de jeux solo et d’envies guerrières. Le genre de valeurs qui imposent d’elles mêmes et de bon cœur l’entraide, le partage (de matériel, connaissances ou nourriture) tout comme le ramassage de champignons en automne et la protection de la faune et de la flore toute l’année. Car oui, point important, l’airsoft contrairement à d’autres sports comme la planche a voile ou le snow n’est pas un sport « saisonnier » et peut donc être pratiqué toute l’année.

En caricaturant à peine, une partie d’airsoft ça n’est pas des réformés contre des bidasses qui « jouent à la guerre » (bow’del que cette expression m’énerve) en cassant tout mais plutôt les scouts et les castors juniors qui jouent aux cowboys et aux indiens en profitant et entretenant les terrains qui leurs sont alloués. J’éspère que la notion de second degré ainsi qu’une certaine différence dans le choix des mots n’aura échappé à personne, les enfants et les moyens ont grandit mais le jeux reste la priorité.

A titre personnel l’airsoft m’a fait rencontrer des gens qui sont devenus des amis proches, avec le temps j’ai réussi à réunir en une seule activité, sport, associatif, organisation d’événements, photo, toshop, rôleplay et histoire, je crois que ce serait légèrement abuser d’en demander plus de la part d’un jeu puisque c’est ainis que le décrivent nombreux sites et dictionnaires.

Pour finir, je dirais que si ça n’est qu’un jeu, s’y laisser prendre la première fois c’est un peu comme suivre le lapin blanc au pays des merveilles, qui sait où et quand le voyage s’arrêtera ?…

"Alice"

« Alice » – NRichey©2012

Guignolesquement,
P.F.Y.

Marchand-e-s de sourires

L’insouciance… Vous vous souvenez ?

Ce cadeau invisible et unique qu’on vous a donné le jour de votre naissance, ce petit truc magique qui vous fait vous émerveiller de tout, cette lueur un peu folle dans le fond de votre regard qui vous fait devenir légers, ce sourire un peu abruti au coin de vos lèvres, cette minuscule graine qui peut vous faire tout abandonner pour suivre l’envie de l’instant, cette aura faible mais contagieuse, ce trésor plus précieux que n’importe quel autre…

Vous vous souvenez ?

Hélas, faute à nous, la vie, les diverses péripéties que chacun et chacune traverse, les choix que nous faisons, cette insouciance plus j’avance et plus je trouve que trop de gens l’ont perdu. Petit à petit sans s’en rendre compte. Égarés dans une sorte de routine, un jour ils se sont retournés et pis elle n’était plus là, depuis longtemps parfois… Et quand je dis « les gens »…  Comme tous ces gens, je me souviens plus à quel moment je l’ai perdu mais quand je m’en suis rendu compte ça m’a fait peur… Peur  d’être devenu aigri, triste, vieux, con… Vieux ET con…

C’est vrai quoi, c’est pas le titre d’une chanson qu’on a aimé, ce qui était écrit entre le kerdane et la litière pour chat sur la liste des courses ni même un anniversaire quelconque. Votre bagnole a un pet elle file chez le garagiste, votre Ibluesamrtphone tombe en rade, le lendemain vous en avez un neuf et là rien ?… Tant pis ?…

Je sais bien que plus on avance plus on vit dans une société ou tout va trop vite et tout, objet comme humain, peut être remplacé au moindre petit pépin mais quand même, comment on peut perdre quelque chose d’aussi personnel, d’aussi intime et irremplaçable sans s’en rendre compte, sans en avoir un souvenir précis ?

Vous vous êtes déjà posé la question ?

Moi oui. Je me suis posé, réfléchir à tout ceci pendant un bon moment bien conscient que quelque chose avait dérapé mais sans jamais arriver à trouver où. Jusqu’à récemment…

A un spectacle sous un chapiteau pendant un festival. Chaleur, fatigue, j’ai fermé les yeux un moment et involontairement, mes oreilles se sont laissé porter par les rires qui jaillissaient ci et là. Tantôt en groupes, tantôt seuls, tantôt étouffés, tantôt incontrôlés, cascades et petites gouttes pour qui en voulait et c’est là que j’ai comprit à quel moment ça avait dérapé.

C’est aussi là que j’ai comprit autre chose de bien plus important, aussi belle puisse être la chanson Barcella se foire, et violemment !

L’insouciance ne se perd pas, pas plus qu’elle ne disparait ou ne meurt, elle s’estompe juste faute d’être sollicitée et si chacun et chacune d’entre nous a la possibilité de faire ressurgir cette précieuse étincelle en soi, il est aussi possible de la faire renaitre chez les autres, certains en ont carrément fait leur métier.

Marchand-e-s de sourires

Bénédicte, Envoyée du mystère difficile. Compagnie « liquidation totale »
Festival Chaps a Chap – Chapareillan – 10, 11, 12 et 13 Juillet 2014

Inter-plus-ou-moins-mi-temps, graphistes, saltimbanques, ébénistes, clowns, caméramans, acteurs, écrivains, techniciens, graffeurs, perchistes, ingés sons, jongleurs, photographes, musiciens, bénévoles, pigistes, organisateurs et j’en passe, j’ai la grande et réelle chance d’avoir dans mon entourage plus ou moins proche un nombre conséquent « d’artistes » (je n’enlève aucun mérite à personne mais je n’aime pas ce mot) et surtout j’ai l’extrême chance que ces gens soient tous des passionnés qui plus qu’un métier (pour ceux dont c’est la profession) y voient généralement, un raison d’être, de vivre, d’avoir un impact réel et direct sur « le monde ».

Et quand je parle de métier, même pour ceux qui tachent d’en vivre c’est hélas une image car, dans l’évènementiel de manière générale, quand il n’est pas directement question de bénévolat et/ou d’évènement gratuit, malgré le temps et l’investissement humain/matériel/technique/financier fourni on parle plus de survivre ce qui est assez fou si on y songe. Dans quelle société malade les gens qui nous soignent, qui s’occupent de nos enfants ou qui nous permettent de nous évader peuvent ils être moins biens considérés que ceux qui font fructifier notre argent à nos dépends, ceux qui parlent en nos noms sans nous demander nos avis ou ceux encore dont le seul métier et de garder le leur ?

J’enfonce des portes ouvertes ?…

Et bien j’les enfoncerais jusqu’à c’que j’en crève et comme Goldman j’irai jusqu’au bout d’mes rêves et même si la chanson elle sert à rien, j’crois qu’ça m’f’ra du bien de gueuler c’refrain !

Bref…

Car ne vous trompez pas, à des niveaux divers et de multiples façons le métier de (presque) tous ces gens est bien le même : proposer du rêve, de l’évasion, une réflexion, un regard décalé, un mode de vie, une partie d’eux même, DE LA CULTURE !!!

 

Et, j’en remet une petite couche, contrairement à ce que l’on entend beaucoup et à tort en ce moment, tout ceci prend du temps, quel qu’il soit on ne créé pas un spectacle en claquant dans les doigts et de l’idée de départ a la première prestation publique, c’est un travail de titan car vous vous en doutez, tout le monde n’a pas un staff de XX personnes pour gérer les différents rôles et que ce qui est déjà un travail conséquent avec une équipe complète devient carrément délirant en plus petit comité voir en solo.

"Ramone Perez " - Printemps des cultures urbaines 3 - du 8 au 17 Mai 2014 - Aix-Les-Bains

« Ramone Perez  » – Printemps des cultures urbaines 3 – du 8 au 17 Mai 2014 – Aix-Les-Bains

Mais comme je le disais plus haut, prenez en bien conscience et remerciez les profondément, les marchands de sourires sont généralement des passionné-e-s, des fous et folles  illuminés qui actuellement, sans même parfois être surs d’être ne serait-ce que défrayés, continuent à proposer spectacles, concerts et festivals à prix libres, au chapeau et parfois, comble de l’hérésie, gratuitement… Quel monde malade vous disais-je…

Et là, tout en tachant de garder le ton général de ce papier pour du tout public, je hausse un peu le clavier parce que quand je parle de ce genre d’évènements, on me répond souvent des aberrations du genre

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Ce qui en fait, de manière posée et réfléchie signifie (pour la personne qui le dit) que les artistes ou organisateurs en question ne sont pas surs de leur talent ou de la qualité de leur prestation et préfèrent donc ne pas mettre de prix défini ou de prix tout court… Mais ce genre de conneries ça me donne pas envie d’être posé et réfléchit… Enfin si mais pas que…

Parce qu’en partant de cette simple évidence, la qualité d’un objet ou d’un service ne serait donc qu’uniquement proportionnelle à son prix ?…

Ça fait froid dans le dos de penser à ce à quoi on arriverait en extrapolant a peine… Et pis sérieux, j’suis déjà un peu misanthrope sur les bords mais lutin de poubelle de mercredi c’est le genre de truc qui n’aide pas. Il doit y avoir un réflexe conditionné dans mon corps qui fait que maintenant à force de répétition, quand ce genre de propos arrive à mes oreilles, mes mains ont aussitôt envie de prendre la tête de la personne qui parlait pour permettre à mon genoux d’entrer un court instant en contact avec son nez tellement ça me hérisse le poil qu’une personne puisse un avoir un avis aussi tranché et faux tout en démontrant de manière explicite sa non réflexion absolue sur le sujet.

Fête de la musique 2014 - Chambery>/br> " Les joyeux Jojos "

Fête de la musique 2014 – Chambéry
Les joyeux Jojos

Pour ne parler que de ce que j’ai fait dernièrement et uniquement dans une mouvance tout public, pas cher, prix libre ou gratuit il y a eu :

les printemps des cultures urbaines #3 : musique, graff, jongle, déambulations diverses, théâtre de rue, cinéma plein air, démos et ateliers divers => TOUT GRATUIT

Le Guillet libre : musique, cirque, animations, jeux en bois et pizzas maisons qui déchirent !! (seul prix fixe => softs a 1€, bières a 2€)

Marché des continents : Stands d’associations + concerts gratuits

Convention de slackline en Ardèche : slack/watter/high/space/tree/jump line, contest de jumpline, canoés kayak gratuits !!! (seul prix => camping 5€)

– Fête de la musique : Je vous fait un dessin ? => GRATUIT !!

– Les Airs du Belvédère : Musique en plein air (seul prix => boissons 2€)

Festival Chaps a Chap : camping, bouffe, boisson, spectacles, jeux en tous genres et à toute heure, gratuits, pas cher ou à prix libre, payant pour les spectacles et certains concerts sous chapiteau ou en salle (entre 7 et 15€)

Arrivant le weekend prochain :

Festival Rock’n Poche #23 : => Musique, musique, musique, musique, et pis camping !!!!!! 50€ = pass 2 soirs + camping + 10€ de boissons (financement rock’n poche)

Ensuite il faudra attendre un peu avant le concert mais dans cette même mouvance cette année, les Ogres de Barback fêtent leurs 20 ans… 20 ans d’existence et d’autoproduction… 20 ans d’indépendance !

Et quitte a faire un peu de pub tant qu’on est dans la musique indépendante, autant glisser aussi CD1D regroupement de labels indépendants dont le but est de passer le son directement du producteurs à l’auditeur !

Tout ça pour dire qu’il me parait évident que l’argent n’est pas le principal attrait et/ou que certain-e-s ont trouvé quelque chose de plus précieux en route !

Compagnie "le radeau" - Festival Chaps à Chap

Et si le coffre à trésor est vide… Quelle est la récompense ?…
Compagnie « Le radeau » – Festival Chaps a Chap – Chapareillan – 10, 11, 12 et 13 Juillet 2014

Comme dirait lofo « j’ai pas d’conseils à donner si c’n’est à moi même » mais quelque part dans le fond de mon cerveau, j’ai le faible et persistant espoir qu’émerge dans la tête de certaines personnes l’idée que si oui il y a bien une raison aux divers spectacles  » prix libre  » c’est peut être plus dû à une envie de responsabiliser le public qu’à un manque de talent de la part des artistes….

Je vous laisse relire cette dernière phrase, je crois que c’est la plus intelligente de tout le papier.

De la même manière, si oui aussi il y a bien un débat à mettre en place sur le sujet de l’intermittence et de la culture en ce moment, il faudrait voir à ne pas se tromper sur le sujet qui finalement est loin de ne toucher que la culture et l’intermittence :

Voila, on arrive à la fin de ce petit compte rendu sur le printemps des cultures urbaines… Oui, y’a eu quelques chamboulements je sais, désolé. Life, lala lalala, life is life !

Très égoïstement et pour bien des raisons ce début d’été devait être spécial et exceptionnel. Et puis la vie prend parfois des détours inattendus, des sentiers non balisés où il fait finalement bon se perdre et s’oublier, où la compagnie est souvent plus qu’appréciable et qui de toutes façons sans être forcément mieux ou pires que ceux prévus ont au moins le mérite d’être différents.

Du coup il serait injuste que je termine sans un merci immense et sincère à tous les marchands et marchandes de sourires croisés ci et là depuis quelques temps. Ceux et celles qui étaient sur scène, ceux et celles qui étaient dans le public, sur une place ou une route, au bord, dans ou au dessus du Chassezac,, sous un chapiteau ou dans un champ, en pleine jungle sud américaine, dans un bled isérois, ailleurs, sans oublier bien sur tous ceux et toutes celles que je n’ai pas croisé mais qui se reconnaitront dans ces lignes.

Avant tout pour leur envie et leur capacité à proposer une culture ouverte à un public le plus large possible, c’est vraiment quelque chose qui me tient a cœur. Ensuite parce que tous ces magiciens de la vie, plus que des concerts, des spectacles, des jeux, du théâtre, des pass photo, de la nourriture, et d’autres choses savent OFFRIR de l’insouciance, du rêve, des sourires… de l’humain… Et là mesdemoiselles, mesdames, messieurs… Je ne peux que m’incliner, apprécier et espérer que d’autres en prendront de la graine !

Pour citer un homme sage  » je l’ai déjà dit mais j’vais l’dire encore et encore, la vie bouge bien trop vite, si tu t’arrêtes pas de temps en temps elle peut… Te filer entre les doigts. « 

C’était bon de s’arrêter et de profiter de l’instant avec vous, merci encore !

Guignolesquement,

P.F.Y.

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Photo de couverture : My daughter kanna par Toyokazu

Complètement Bartek !

Je profite de cette soit disant rentrée politique pour prendre des vacances et donc opter pour quelques craquages dans ce blog avant de revenir bien plus sérieusement !

Du coup pour l’heure, je vous conseille de débrancher votre cerveau, et de vous relaxer car vous voilà parti dans le grand n’importe quoi !

HITLER EST KAPUT

(et mine de rien, l’affiche originale est carrément plus classe que la Version Francaise)

Hormis quelques extraterrestres (Night/day watch, Au diable Staline, vive les mariés (dernier que je conseille plus que fortement !) ou plus récemment Battlestar rebellion) et films d’auteurs surement supers mais que je ne connais pas, les productions russes (50% ukrainienne pour l’occasion) ne sont pas légions a passer la frontière et pour un « film de la soirée » je suis plus qu’agréablement surpris !!

Synopsis :

A quelque jours de la fin du 3eme Reich, Alexandre Issaiévitch Ossétchkine est un agent russe infiltré au plus haut niveau chez les nazis et pour qui les seuls alliés sont « 50 shiling » un agent américain noir, tatoué avec le rythme dans la peau (occasionnelement DJ personnel d’Hitler) et Zina, plantureuse opératrice radio russe tout droit tombée du ciel !

Avis :

Comme si Ace Ventura avait fait un tour avec Topper Harley du côté de Berlin vers 1945, du début à la fin on nage dans le pur et grand n’importe quoi. Le tout brodé de gros clichés nécessaires (selon moi)  à ce genre de film rendant l’ensemble à peine plus subtil que les deux références citées juste avant. Et si la trame du film ne tient pas a grand chose, c’est un plaisir de voir s’enchainer gentilles conneries et grandes aberrations !

Les nazis font des concours de danse sur fond de Mahalageasca, Hitler ne veut pas partir en vacances au Chili parce qu’on y voit toujours les collègues du boulot, une colline dominant Berlin en plein bombardement est THE spot romantique du moment, baladeur MP3, hip hop/ragga et ordinateurs portables sont de mise, les dialogues de télépathie aussi, de même que l’avance rapide pour les moments chiants déjà prévue !

Bref, une heure trente de gentille connerie et mine de rien… En ces temps troublés ou les joueurs d’échecs rejoignent les chanteuses de punk, ou les ambassades deviennent des places fortes assiégées, les mineurs africains des cibles d’entrainement, les exploitants de gaz de schiste des bienfaiteurs, les roms… des roms (ha oui, le changement maintenant c’est pas pour tout le monde…) et j’en passe une longue suite de liste, une heure trente de connerie, putain que ça fait du bien !

Ou comme le disaient si bien et avec classe les Shadocks,  » il mieux vaut mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes ! « 

P.F.Y.

P.S. : pour tenter de comprendre le titre de l’article, le lecteur aura besoin, s’il ne connait pas déjà, de cette référence.